15 Yulia La lourde porte de métal qui se trouve au bout du couloir résonne et je me réveille en sursaut, conditionnée à réagir à ce bruit comme si c’était une décharge électrique. Ils reviennent encore s’occuper de moi. Je commence à trembler, c’est un autre réflexe. J’ai beau vouloir rester forte, ils commencent à me faire céder en me brisant petit à petit. Chaque interrogatoire brutal, chaque humiliation, petite ou grande, chaque jour qui ne fait qu’un avec la nuit tandis que je suis assise ici sans manger ni dormir, tout cela s’accumule et détruit progressivement ma volonté. Et je sais que ce n’est qu’un début. C’est ce que Bushekov a insinué la dernière fois qu’il m’a interrogée dans la salle au miroir. En essayant de contrôler ma respiration, je m’assieds sur la couchette en tira


