Je ne sais plus à quel moment je commence à me débattre, si c’est en m’approchant du portail de la prison ou une fois qu’il a été franchi et que nous nous approchons d’une camionnette noire. Tout ce que je sais, c’est qu’une violence sauvage se réveille en moi et que je me jette de toutes mes forces contre l’homme qui me tient par le bras. Je ne sais pas non plus comment le trafiquant d’armes a pu survivre, et pour le moment ça m’est égal. Je suis un animal traqué qui ne se préoccupe que du terrible sort qui l’attend au bout de ce voyage. J’ai lu le dossier d’Esguerra et j’ai entendu les rumeurs qui courent sur lui. Non seulement c’est un homme d’affaires sans scrupule, c’est aussi un sadique. Je suis menottée, je donne donc des coups de pied aux genoux du chef tout en me baissant et en


