VIIIAntoine Larmand avait lu une partie des feuillets apportés par Linda Malbert. Stéphane Labourier racontait le périple artisanal de Mathurin Lequeux. Il avait écumé tous les lieux saints bretons, en partant des enclos paroissiaux du Finistère pour revenir dans le Morbihan – son département de naissance – où il avait été fasciné par “l’île de Ruis”. Celle-ci recelait bien des légendes sur lesquelles l’auteur s’attardait. Il décrivait les pierres plates de schiste extraites des rochers voisins, la légende du dragon à la pointe de Penvins, le menhir couché, l’île de la Truie, le trou du serpent – une excavation à la lande du Matz… Il était fasciné par saint Gildas, qui défia le monstre en cachant une aiguille à tricoter dans une pelote de laine, ainsi le dragon futil pris à l’hameçon. Sa


