Chapitre XX

1762 Mots

XXCette nuit-là fut courte pour Marie. Elle lut quelques pages d’Alabama Song, la tête bien calée sur l’oreiller. Après, son sommeil fut hanté par des images confuses de fours et de crémation. Elle se réveilla en sursaut vers minuit, couverte de sueur, se rendormit et plongea dans un autre cauchemar. Elle avait trouvé les tombes des moines, et Max, qui n’avait qu’une main, lui disait : « Ne vous inquiétez pas, le carolingien, c’est mon truc, j’ai déjà fait des fouilles à Planguenoual. Je peux toujours creuser de la main gauche, n’est-ce pas ? » À deux heures du matin, elle se leva, fit du thé, réfléchit. Peut-être encore sous l’empire de ses cauchemars, elle avait maintenant la certitude qu’il y avait un lien entre les disparitions et la Pointe du Boucher. Ses rêves idiots n’étaient qu’un

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