Chapitre 7. Je change de train Je pensais : « Je rachèterai L’ Épinette, et je me retirerai là, à la campagne, à faire le meunier. On se trouve mieux près de la terre, et dessous peut-être encore mieux. « L’air de la campagne ferait certainement du bien à ma femme. Peut-être quelques arbres perdraient-ils leurs feuilles en la voyant ; les petits oiseaux se tairaient ; espérons que la source ne tarirait pas. Et je resterais bibliothécaire, tout seulet, à Santa-Maria-Liberale. » Ainsi pensais-je et cependant le train courait. Je ne pouvais fermer les yeux sans que m’apparût aussitôt, avec une terrible précision, le cadavre de ce jeune homme, là, dans l’allée, petit et allongé sous les grands arbres immobiles dans la matinée fraîche. Il me fallait me consoler comme cela, avec un autre ca


