Chapitre 11. Un soir, en regardant le fleuve-3

1994 Mots

— Lequel ? — De me faire opérer par un oculiste. La Caporale battit des mains, toute contente. — Parfait ! Le docteur Ambrosini ! Appelez Ambrosini : c’est le plus habile, il a fait l’opération de la cataracte à ma pauvre mère. Tu vois, Adrienne, que le miroir a parlé. Qu’est-ce que je te disais ? Adrienne sourit, et je souris à mon tour. — Non, pas le miroir, mademoiselle, dis-je pourtant. Le besoin s’en est fait sentir. Depuis quelque temps, mon œil me fait mal : il ne m’a jamais bien servi ; toutefois, je ne voudrais pas le perdre. Ce n’était pas vrai ; c’était mademoiselle Caporale qui avait raison : le miroir, le miroir avait parlé et m’avait dit que si une opération relativement légère pouvait me faire disparaître du visage ce trait malencontreux de Mathias Pascal, Adrien Meis

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