— Le voici ! dit tout bas la Caporale à Adrienne. Celle-ci ferma à demi les yeux, sourit amèrement, secoua la tête et se retira de la terrasse, en me disant : — Excusez, monsieur Meis ! Bonsoir ! — L’espion ! me susurra mademoiselle Caporale en m’avertissant des yeux. — Mais de quoi a peur mademoiselle Adrienne ? m’échappa-t-il dans mon irritation croissante. Ne comprend-elle pas qu’en faisant ainsi, elle donne beau jeu à cet homme pour faire le tyran de plus belle ? Écoutez ! mademoiselle : je vous avoue que j’éprouve une grande envie pour tous ceux qui savent s’intéresser à la vie, et je les admire. Entre celui qui se résigne à jouer le rôle de victime et celui qui assume, fût-ce avec cruauté, celui de tyran, ma sympathie est pour ce dernier. La Caporale remarqua mon animation, et,


