9Line était assise dans son fauteuil, les yeux fermés, immobile, et l’on aurait pu croire qu’elle dormait, tant elle semblait tranquille, sereine, apaisée. Pourtant elle ne s’était pas même assoupie. Ses paupières étaient closes, mais son esprit veillait, elle réfléchissait. Quand la sonnerie retentit, elle se leva d’un bond et se dirigea sans l’ombre d’une hésitation vers le téléphone. — Madame Gareil ? Agent Weibel au téléphone. On a retrouvé votre fils… — Il…Il… — Il est vivant, je vous rassure. — Merci Seigneur ! Comment va-t-il ? — Plusieurs fractures et des blessures au bras et au visage, certainement dues au choc de l’accident… cependant, la douleur, les efforts qu’il a fournis, dans l’état où il était, et les dernières quarante-huit heures passées dans la nature l’ont beaucou


