— Bonne nuit, dit-il avec gratitude. Nora resta là, interdite et incapable de comprendre les motifs de cette effusion. — Bonne nuit, répéta-t-elle, en refermant doucement la porte ? Il s’allongea tout habillé et il s’endormit instantanément. Dans son rêve, Martial courrait éperdument poursuivi par le cavalier chevauchant sa monture chamarrée. Sous leurs atours noirs brodés d’or et d’argent, l’un et l’autre n’étaient que des squelettes. Un des sabots le percuta et il roula dans la poussière ocre. Les naseaux osseux hennirent et le plaquèrent au sol tandis que le cavalier sauta à terre. Il brandit son sabre et, alors qu’il s’apprêtait à trancher la gorge de Martial, ce dernier entrevit le visage du squelette : c’était celui de Nora. Dans son sommeil, Martial eut un râle et il jouit comme


