Mon cœur s’emballe. Ses mots me giflent autant qu’ils me caressent. Parce qu’il a raison. Parce que sa voix grave me chatouille l’oreille comme une caresse invisible. Parce que son parfum flotte jusqu’à moi et m’enivre, doux, viril, entêtant. Et parce que, malgré moi, ma chatte se met à chauffer, à mouiller, simplement en l’entendant parler de fantasmes que je n’ose pas avouer. Oui… j’ai envie de le goûter. Et ce constat m’effraie autant qu’il m’excite. Il me fixe, un sourire léger sur les lèvres. — J’avais raison, murmure-t-il, vous avez envie que je vous prenne sauvagement. Je serre les cuisses, mal à l’aise, et je réponds avec un reste d’autorité : — Attention à ce que vous dites, Espoir. Mais il insiste, sûr de lui, implacable : — Si je mentais… pourquoi ne m’avez-vous pas déjà o


