12
« Crois-moi Luce, au moment où j’en aurai fini avec toi demain, Tristan ne pourra pas garder ses mains sexy loin de toi ! »Mon visage s’est échauffé au commentaire d’Aria. Même Aria pense que ses mains sont sexy.
« Si tu le dis, Ari », marmonne-je en ramassant une paire d’appartements blancs avec de petits motifs de dentelle dessus. « Je peux pas juste porter ça ? »J’ai suggéré, en tenant les chaussures devant le visage d’Ari. Dès qu’elle a vu les chaussures, Ari a sauté et les a arrachées de mes mains et a couru vers la robe, qui était allongée sur mon lit. J’avais vraiment un ami énergique.
Je l’ai regardée avec intérêt, a o »s qu’Ari scrutait les chaussures avec la robe. Elle a ensuite soudainement tourné la tête pour me faire face avec un air excité sur son visage.
« Parfait », a-t-elle décrit, s’arrêtant entre les mots. Je soupirai de soulagement. Enfin ! Je trébuchai sur mon lit et le visage planté dans mes oreillers, épuisé par toute la chasse aux vêtements. Je sens mon lit plonger à ma droite alors qu’Ari se penche à côté de moi. Je lève la tête sur le côté pour regarder Ari. Ari était allongée sur le dos, les mains jointes sur le ventre, fronçant les sourcils au plafond.
Eh bien, c’est un changement soudain d’humeur.
Mes sourcils se transforment en un froncement de sourcils, alors que je m’assois et tapote la main d’Ari.
« Ari, qu’est-ce qui ne va pas ? »J’attends la réponse d’Ari alors qu’elle continue de fixer le plafond en fronçant les sourcils. Lentement, elle tourne la tête pour me faire face et je vois la confusion et l’incertitude dans ses yeux verts brillants.
« Je..Je ne sais pas », a-t-elle commencé. Je me suis assis patiemment, sachant qu’elle allait en dire plus.
« Mon loup a été perturbé ces derniers temps », a poursuivi Ari. « Elle continue de hurler et de pleurnicher. Je lui demande ce qui ne va pas mais tout ce qu’elle dit c’est « tu verras bientôt ». »Ari m’a regardé dans les yeux et m’a souri. « Je pense que mes camarades sont proches ».
J’ai sauté du lit, entraînant Ari avec moi et l’ai serrée dans mes bras avec enthousiasme. Aria a toujours voulu retrouver son Compagnon. « Ari, c’est génial ! »J’ai souri, lui donnant une autre pression, avant de reculer et de voir un air souriant.
« Ouais, je sais, je ressens ça depuis des jours maintenant. »Expliqua Ari. « Depuis que tu es revenu de la réunion chez Alpha Tristan ». Mon visage se recroquevilla en reconnaissance.
« Oh oui ! Quand tu as senti cette odeur sur moi, ça devait être celle de ton compagnon ! »J’ai annoncé avec enthousiasme. Ari hocha la tête en souriant. « Ouais, c’est celui-là ! »
J’ai ri, fier et heureux que ma meilleure amie allait retrouver son compagnon. Dès que mon bonheur est arrivé, il a disparu. Je jetai un coup d’œil inquiet à Ari.
« Ari, ça doit vouloir dire que ton Compagnon vient de la Meute de La Lune Noire », murmurai-je. Je regardais nerveusement Ari composer encore son sourire. « Je sais, mais c’est le dernier de mes soucis ! »elle a jailli en me souriant. « Je suis tellement heureuse de pouvoir enfin le rencontrer ! »
À ce moment-là, je ne pouvais me sentir que heureux, alors que je regardais les yeux de mes meilleurs amis s’illuminer d’excitation et de bonheur. Enfin, Ari allait rencontrer son autre moitié.
Plus d’excitation surgit à travers moi alors que j’attrapais les mains d’Ari. « Ari, si ton Loup se sent comme ça, ça veut dire que ton Compagnon doit venir demain ! »
Aria hocha la tête furieusement, encore plus excitée.
« Je connais Luce ! »J’ai rayonné à Aria, alors que mes yeux s’arrêtaient sur ma tenue pour demain. Rien qu’en regardant ma robe, une pensée m’est venue à l’esprit. J’ai sauté de mon lit et j’ai sorti un Ari confus avec moi de ma porte.
« Allez Ari, il faut qu’on te trouve quelque chose à porter », ai-je babillé en riant en entendant Ari haleter d’horreur. Elle a couru devant moi avec une vigueur nouvelle et a tiré sur mon bras. Se précipitant dans les escaliers et à travers ma maison vide, Ari m’a tiré à travers la porte et m’a regardé avec horreur alors que nous foncions vers sa maison.
« Oh mon dieu ! Tu as raison Luce, je dois faire bonne impression ! »Elle a pleuré d’inquiétude. Alors que nous atteignions sa grande maison en acajou, Ari ne s’arrêta pas pour saluer ses parents, qui se tenaient dans la cuisine, nous regardant avec émerveillement. Elle a juste couru dans sa chambre, serrant toujours mon bras et a plongé dans son placard, jetant des vêtements partout.
J’ai ri. Oui, son compagnon va l’aimer.
Je me suis réveillé avec un halètement, alors que je m’asseyais directement dans mon lit. Serrant mon cœur battant, j’ai regardé autour de ma chambre lumineuse, le soleil suintant à travers mes rideaux, je me suis souvenu de mon rêve.
C’était horrible. Mais je ne l’ai pas compris. Tout ce dont je rêvais, c’était des yeux rouges. Ils appartenaient à une créature, mais tout ce que j’ai vu était des yeux entièrement rouges de sang. Pas de pupille, pas d’iris et aucune trace de parties blanches. Juste entièrement rouge. Même si je ne veux pas l’admettre, je ne pouvais pas me débarrasser du sentiment que ces yeux signifiaient quelque chose. Que ce n’était pas juste un rêve inutile.
Débarrassant ma tête de ces pensées tremblantes de la colonne vertébrale, j’ai étiré mes bras au-dessus de ma tête, libérant les muscles tendus de mon dos. Frottant mes yeux flous, j’ai jeté un coup d’œil à mon réveil sur ma table de chevet et j’ai failli tomber du lit.
Il était 12h34 ! Tristan et quelques-uns de sa meute sont censés arriver à 14h00. Je pensais avoir réglé mon réveil pour 9h00 !
J’ai jeté mes couvertures de mon corps en sueur et je me suis précipité pour ouvrir mes rideaux. Le soleil m’a frappé de plein fouet alors que je tirais les stores sur le côté et ouvrais la porte de mon balcon. Je suis sorti à l’air frais et j’ai fermé les yeux, savourant la façon dont le soleil brûlant imprégnait ma peau.
Mes yeux se sont soudainement ouverts et mon cœur est devenu trop motivé, alors qu’une pensée très excitée, mais angoissante, surgissait dans mon esprit. Dans moins de deux heures, je le verrai. Tristan. Mon loup sursauta d’excitation.
« Enfin », hurla-t-elle, aussi excitée que moi de voir son Compagnon. Les derniers jours ont été durs pour elle, Tristan et son Loup sont tout ce dont elle se plaint.
« Ouais », ai-je respiré, d’accord avec mon Loup. Je pouvais la sentir arpenter mon esprit, anxieuse et excitée de revoir enfin Tristan. En me retournant, j’ai quitté le balcon chauffant et j’ai pratiquement sauté dans ma chambre. J’ai ri de moi-même en secouant la tête. Ce n’est que maintenant que j’avais réalisé à quel point Tristan m’avait manqué. Je veux dire, je n’ai même pas eu de vraie conversation avec lui.
Déplaçant ma tête vers ma droite, je regardai mon lit moelleux avec nostalgie. Je ne suis rentré chez moi qu’à 1h00 du matin. Ari a mis une éternité à trouver quelque chose à porter, mais finalement elle avait réussi à assembler quelque chose. J’ai souri pensivement, alors que je me souviens qu’Ari avait fouillé dans ses vêtements, pour quelque chose de parfait à porter.
Mon esprit dérive dans une autre direction alors que je me demande qui de la Meute de La Lune Noire va être son Compagnon. Je soupirai de soulagement car je savais que je n’étais pas le seul à être Accouplé à quelqu’un de la meute ennemie.