– Est-ce une coïncidence ? – J’en suis persuadée – tout au moins de sa part, à lui. Le général Breznine a dit à Constantin qu’il se montrait extrêmement froid à l’égard de la princesse et décourageait avec la plus glaciale courtoisie les avances qui lui étaient faites par elle ou par d’autres. – Oui, à la réflexion, cette circonstance doit être toute fortuite. Boris a un grand fonds de délicatesse, j’ai eu l’occasion de m’en apercevoir, et il entoure d’un respect ému l’âme innocente de sa cousine... Jusqu’ici, d’ailleurs, il a toujours rempli admirablement ce rôle de tuteur et de grand frère, je dois le reconnaître à son entière louange. Mais c’est un rôle terriblement périlleux, quand la pupille a dix-sept ans, avec des yeux comme ceux-là, et que le tuteur est le plus bel officier de l’


