Septembre-2

2011 Mots

Oui, je me souviens de ce jour comme si c’était hier. Debout, faisant les cent pas d’un bout à l’autre du salon, Vivianne avait fini par s’asseoir sur une chaise qu’elle avait rageusement posée près de la fenêtre, restée entrouverte. Son visage émacié et inondé de larmes faisait peine à voir. On eût dit qu’il portait toute la misère du monde. Ses joues creusées par des jours de jeûne laissaient apparaître d’immenses sillons à la commissure des lèvres. Durement éprouvée, Viviane Bants était devenue, le temps d’une confession, l’ombre d’elle-même. De mon côté, je n’en menais pas large, clouée et interdite au cours de ce monologue surréaliste, comme vissée dans les replis du profond canapé de cuir noir. Mais bientôt je me suis surprise à la rejoindre près de la fenêtre. Toutes deux, nous avo

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