V Nuit du vendredi 3 au samedi 4 juin. À une heure du matin, Morand reçoit un appel radio de ses deux policiers en patrouille. Des Anglais éméchés chaloupent rue Daridon, hurlant et tambourinant à la devanture des magasins. Du classique, à la belle saison, surtout en début de week-end. La plupart du temps, l’apparition de la police suffit à plus ou moins les calmer. Venus se défoncer à moindre prix que chez eux, ils ne cherchent pas systématiquement la bagarre. Mais il en suffit d’un qui ait l’alcool v*****t pour que tout dégénère. Et de toute façon, on ne peut pas les laisser troubler le sommeil des gens. — Ils sont six… non… sept, Chef ! Ils explosent une poubelle… se dirigent vers le vieux port. — J’arrive, décide Morand qui enfourne dans ses poches plusieurs paires de menottes. Dans


