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Le menuLa journée du pèlerin fut triste et sans saveur. Oh ! Ce n’est pas que le phénomène soit rare le long du camino. Il y a des jours de doute, de fatigue, de remords à avoir laissé ses proches se coltiner les tracasseries du quotidien… mais aujourd’hui, la raison en est autre. Rares sont les marcheurs qui disposent, comme lui, d’un temps non limité pour avancer. Avoir un, voire deux mois de marche devant soi, s’avère un luxe dont ne profitent que les retraités, les oisifs de métier et quelques personnes dont l’activité se module à leur discrétion : un écrivain par exemple. Aussi, lui est-il courant de changer de compagnons de route au bout d’une semaine, quinze jours, trois semaines. Les uns ayant ponctionné leurs vacances, les autres voyageant par tranches : Le-Puy/Conques, Moissac/

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