XXXVIIDimanche 4 mai. Après une journée de marche encore longue sous un ardent soleil, vers le soir, nous voyons poindre devant nous Tanger la Blanche ; au-dessus, la ligne bleue de la Méditerranée, et au-dessus encore, cette lointaine dentelure irisée qui est la côte d’Europe. Nous éprouvons une première impression de gêne, presque de surprise, en passant au milieu des villas européennes de la banlieue. Et notre gêne devient de la confusion lorsque, en entrant dans le jardin de l’hôtel, avec nos figures noircies, nos burnous, et nos jambes nues, notre suite de muletiers, de ballots, notre déballage de Bédouins nomades, nous tombons au milieu d’un essaim de jeunes misses anglaises en train de jouer au lawn-tennis… Vraiment Tanger nous paraît le comble de la civilisation, du raffinement
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