Kane bondit de l'immeuble plus grand qui le jouxtait, atterrissant sur le sommet du toit du Night Light. Il se laissa pendre les pieds sur le rebord et jeta un coup d’œil à la fenêtre, son manteau retombant autour de sa tête. En apercevant son reflet dans la vitre, il se dit qu'il avait l'air un peu ridicule et souhaita que quelqu'un choisisse ce moment pour entrer dans la pièce déserte qu'il regardait, pour lui donner la frousse de sa vie. Ce n'était pas tous les jours qu'il avait la chance de crier « Ouga-bouga » à une victime sans méfiance, non que ce soit dans son répertoire habituel. Mais de temps en temps, un fantasme de son enfance refaisait surface et il faisait quelque chose de très immature qui sortait de l'ordinaire. D'habitude, c'était Michael qui faisait les meilleures farces


