Pov Kiara
Darrell s'est levé de la table et est allé avoir une discussion avec sa copine prétentieux et arrogante. J'avais le pressentiment qu'ils allaient parler de moi. J'avais l'estomac qui pratiquait des rotations à me rendre folle et malade. Mon regard ne fixait qu'eux et j'arrivais à oublier la dispute qui se déroulait juste à côté de moi. Ces petits emmerdeurs ont continués de se disputer après le départ de Darrell et de sa copine.
Qu'est ce que ça m'énerve de l'appeler sa petite amie !
Je les regarde aller à la sortie, Darrell s'approche d'elle et l'embrasse langoureusement avant de la laisser filer.
Oh mais p****n , j'ai encore plus mal au ventre.
Je ressentais de la peine,de la jalousie et j'avais l'envie de frapper Darrell. Pour une fois que j'avais décidé de laisser une place à l'amour et d'essayer d'être heureuse pour au moins une toute petite fois dans ce monde de m***e.
Darrell s'approche de notre table et le sourire qu'il affichait c'était estompé.
- Cooper vient on rentre ! Dit il d'un ton ferme.
- Mais j'ai pas encore mangé mes tortillas. Se plaint il.
- Tu me suis ou tu restes ?
Cooper se lève et affiche le regard d'un petit enfant qui venait de se faire refuser sa sucette.
- Si vous vous en allez comment faisons nous pour nous rendre chez nous. Je vous rappelle que c'est vous qui nous avez déposé. Déclare Serena.
- Elle n'a pas tort mec. Les filles rendre comment ?
- Ce ne sont pas mes affaires Cooper, j'ai envie de rentrer.
- Mais tu habites avec Kiara. Tu pourrais au moins la déposer.
Je regarde Darrell respirer un bon coup avant d'accepter de me déposer pendant que Cooper se chargera de déposer à son tour Serena. À voir son regard je ne dirai pas qu'il est heureux que je remonte à nouveau dans sa bagnole.
On part après avoir pris nos plats à emporter. Je monte dans la voiture de Darrell peux confiante de ce qu'il va se passer à l'intérieur. Ce dernier ne m'adresse pas un regard et ne m'ouvre pas la portière comme la première fois.
Je m'assieds devant et détourne le regard pour ne pas croiser le sien. Il avait l'air en colère mais ne voulais pas le montrer. L'expression de son visage ne cache pour autant ce sentiment.
Son visage était figé dans une expression neutre, mais ses yeux trahissaient une certaine tension.
Les sourcils légèrement froncés, il tentait en vain de dissimuler son énervement. Ses yeux, d'habitude vifs et pétillants, semblaient voilés, reflétant une frustration grandissante. Ses lèvres, légèrement serrées, dénotaient une retenue évidente.
Malgré ses efforts pour paraître calme, il était évident que quelque chose le contrariait. Son visage, d'habitude si expressif, était maintenant une toile sur laquelle se dessinaient les marques de son agacement. Les muscles de ses joues et de sa mâchoire étaient légèrement tendus, révélant la pression qu'il exerçait pour garder son calme.
La voiture était silencieuse, il n'a pas fait sortit un mot et moi non plus. Ses mains étaient comme accrochées au volant, tandis que ses yeux se perdaient dans l'horizon qui s'étendait devant lui. Le silence enveloppait l'habitacle, créant une atmosphère très lourde.
Les traits de son visage reflétaient une profonde concentration et un désir de balancer tout ce qui se trouvait dans la voiture, moi y compris. comme s'il était plongé dans ses pensées les plus profondes.
Puisqu'il avait décidé de garder le silence durant tout le trajet, je décide de faire la même chose et de me concentrer sur le paysage nocturne qui s'offre à moi. Le paysage défilait lentement à l'extérieur. J'avais l'impression d'être en harmonie avec la route, écoutant attentivement le murmure des pneus sur l'asphalte.
Je laissais mes cheveux suivre la direction du vent pendant que mon esprit se perdait dans les profondeurs de la nuit. Je sentais un grand poids se libérer de moi. J'avais qu'une envie de crier et d'exprimer ma joie.
Finalement, on arrive devant ma maison et Darrell descend, toujours en ne m'affichant aucun regard. Il entre précipitamment dans la maison et se réfugie dans sa chambre. Je fais de même et me promet de ne pas pleurer parce que j'ai décidé d'être heureuse et même pas les émotions de Darrell me feront changer d'avis.
***
POV extérieur
Le réveil sonne, brisant le silence de la chambre. Les rayons du soleil filtrent à travers les rideaux, annonçant le début d'une nouvelle journée. Kiara, ouvre lentement les yeux et s'étire doucement dans son lit confortable.
Avec un soupire, elle se lève et se dirige vers la salle de bains pour se préparer.
L'eau chaude de la douche coule sur sa peau, la réveillant complètement et la préparant pour la journée à venir. Elle prend soin de laver ses cheveux et son corps, profitant de ce moment de calme pour se détendre et se ressourcer.
Après la douche, elle enroule une serviette autour de son corps et se dirige vers le lavabo pour se brosser les dents. Elle applique avec soin du dentifrice sur sa brosse à dents et se brosse les dents en effectuant des mouvements circulaires, veillant à bien nettoyer chaque recoin de sa bouche.
Une fois sa routine de brossage terminée, elle retourne dans sa chambre pour enfiler son uniforme scolaire. Elle ouvre son armoire et prend une chemise blanche impeccable, une jupe plissée et une paire de chaussures noires. Elle les enfile avec soin, veillant à ce que chaque bouton soit bien attaché et que sa jupe soit bien ajustée.
Maintenant prête, Kiara s'apprête à descendre les escaliers quand une voix familière l'interpelle.
- Il est bien trop tôt pour te rendre au lycée. Affirme Rob, son père.
- J'ai préféré me lever très tôt pour ne pas assister à une de votre routine du matin a toi et à maman.
- Écoute, ma puce...
- Non , je te stoppe, ça fait longtemps que tu ne m'appelles plus comme ça et je me suis déjà habituée à ne plus entendre ce surnom. Ne joue pas au père aimant avec moi. On sait tous les deux que c'est complètement faux.
- Kiara je sais que je n'ai pas été très présent en tant que père pour toi. Mais , je te jure que j'ai envie de me racheter. De te prouver que je suis prêt à faire l'impossible pour repartir sur de bonnes bases avec ma fille.
- Pour repartir sur de bonnes bases avec moi , il va falloir que tu continues de ne plus m'adresser la parole. Maintenant, j'ai un petit déjeuner à prendre. Je ne voudrais pas croiser ta femme.
- Elle n'est pas là. Elle est allée en voyage d'affaire au Brésil.
- C'est déjà une bonne nouvelle et toi , quand est ce que tu pars ? Demande t elle indifférente.
- Je devais m'y rendre mais j'ai préféré rester avec toi. Il faut qu'on parle tous les deux. Je sais très bien que tu es affectée par ce qui se passe entre moi et ta mère. Je suis vraiment désolé que tu dois être confronté à ces disputes insupportables.
- N'essaie pas de te jouer au psy avec moi ou a celui qui essaie de renforcer la complicité avec sa fille. J'ai passé ce stade. Répond elle en allant à la salle à manger.
Son père ne lâche tout de même pas l'affaire, trop déterminé à renouer avec sa fille.
- Tu veux que je te dépose ? Demande t il pendant que Kiara manque ses chouquettes.
- Non, je prends déjà le bus ! Il me convient très bien.
- Cela ne me dérange pas du tout. J'ai pris des congés...
- J'ai pas besoin de savoir le déroulement de ta vie de travail.
- Kiara ne soit pas si dure avec moi.
- Et toi , n'as tu pas été dur avec moi ? Ne t'es tu pas foutu de mes sentiments ?
- Et je m'en excuse, je veux me racheter auprès de toi. Laisse moi te déposer au moins cette journée.
Kiara ne répond pas et se concentre sur son plat.
Sans s'y attendre son père se met à se déhancher et à chanter une comptine qu'il avait pour habitude de chanter pour Kiara quand tout allait encore bien entre eux.
"Excuse-moi, excuse-moi,
Si j'ai fait quelque chose de pas bien, je suis désolé.
Je veux être un bon ami, je veux faire les choses bien,
Alors s'il te plaît, pardonne-moi, donne-moi ta main."
Rob lève les bras en l'air, se balançant d'un côté à l'autre au rythme de sa comptine. Son visage s'illumine d'un large sourire alors qu'il chante avec enthousiasme les paroles de la comptine. Ses mouvements sont drôles et exagérés.
Rob continue de se déhancher avec joie devant Kiara, ajoutant des gestes comiques pour rendre la scène encore plus hilarante.
En fin de compte, Kiara finit par exploser de rire devant les mouvements démesurés de son père.
- Qu'est ce que tu fais ? Demande t elle en riant jusqu'au larme.
- J'essaie de me faire pardonner. Déclare t il en continuant de chanter sa comptine et à se déhancher.
- C'est bon tu peux arrêter, tu ressembles à un clown avec tous ces mouvements.
- Alors tu me pardonnes ? Demande t il essoufflé.
- Vous êtes à moitié pardonner papa Smith. Maintenant vient qu'on prenne le petit déjeuner.
Il se tient les hanches et essaie de s'assoir correctement sur sa chaise.
- J'avais oublié que je n'avais plus les hanches toutes jeunes... alors tu acceptes que je te dépose au lycée ?
- À une condition.
- Je t'écoute.
- Qu'on aille chercher Serena chez elle.
- Pas de problème.