- Oh p****n, Kiara !!

Je me précipite à la baignoire et la retire de l'eau.
En une poignée de secondes, j'ai vu ma vie défiler. J'ai vu mon monde presque s'écrouler quand je la vis inconsciente.
Je fouille du regard la pièce à la recherche d'une serviette pour l'éponger. L'eau de la baignoire est glaciale , je me demande bien comment a t elle pu avoir le courage de s'y mettre dedans.
Je la nettoie avec la serviette, les mains tremblantes et lui fait un bouche à bouche. J'aurais aimé goûté ses lèvres dans d'autres conditions mais bof. Au bout d'un moment à répéter la même action, elle recrache toute l'eau qui s'était stocké dans ses poumons et ouvre difficilement les yeux.
Je quitte la salle de bain avec elle dans mes bras et la porte jusqu'à son lit. En ce moment je m'en fichais des cours. J'ai d'autres choses à sa faire du moins une autre chose à faire et ce truc c'est : Être au côté de Kiara.
J'ajuste les oreillers et pose délicatement sa tête. Des larmes s'échappent de ses yeux jusqu'à mouiller l'oreiller sur lequel sa tête était posé. Je la regarde impuissant. Elle grelottait alors je la recouvre de sa couette et ferme toutes les fenêtres. Jusque là , je n'ai pas osé placer un mot , elle non plus. Seul le bruit de nos différentes respirations et celui de nos cœurs résonnait dans la pièce. Puisque Madeleine n'est pas encore rentrée je me rends dans la cuisine et prépare un bol de soupe que ma mère avait pour habitude de préparer quand j'étais malade.
Je termine mon petit mélange de légumes et l'apporte à Kiara qui n'avait pas bougé d'un poil. Je pose le plateau sur son lit et lui demande de se lever. Elle me fait un "Non" de la tête.
- S'il te plaît, Kiara. Cette soupe t'aidera à te sentir mieux.
- Tu crois que ton stupide mélange de légume peut m'aider à me sentir mieux ? Ne me prend pas pour une folle, Darrell. Me crache t elle faiblement.
- Écoute, je comprends ce que tu vis et j'en suis vraiment désolé. Je ne pensais pas que c'était la réalité que tu vivais avec tes parents. Répondis je en tenant sa main.
J'ai conscience que tu dois te sentir blessée et rejetée par tes propres parents mais s'il te plaît boit cette soupe elle te fera du bien pas émotionnellement mais elle apportera de la chaleur à ton corps pour que tu arrêtes de grelotter. Continuais je.
Je l'aide à s'asseoir correctement sur le lit. Le plateau est maintenant devant elle. La pauvre s'était enroulée dans sa couette pour essayer de se réchauffer. Elle regarde la soupe et me lance ces mots :
- Elle m'a l'air bonne, pour être honnête.
- À l'avantage d'être beau , je suis bon cuisiner , Smith. Me vantais je
Elle affiche un sourire faible et prend la cuillère qui était dans le plateau et la plonge dans le bol de soupe. Je la regarde essayer de mettre la cuillère dans sa bouche malgré le fait qu'elle ait froid et que ses mains tremblaient.
- Attend laisse moi t'aider. Dis je en lui prenant la cuillère des mains.
Elle me regarde perdue, ne comprenant pas ce que je faisais. Je prends une cuillère de soupe et la dirige à sa bouche. Elle me regarde interloquée et essaie de m'arracher la cuillère des mains.
- Tes mains tremblent trop pour essayer de m'arracher la cuillère et encore moins pour la porter jusqu'à ta bouche. Sois gentil et ouvre la bouche comme ça. Dis je en lui montrant comment ouvrir la bouche.
- Darrell...
- Chut, ouvre simplement la bouche et savoure la soupe.
Elle hésite mais fini par accepter mon aide.
L'assiette est maintenant vide et elle a commencé à moins grelotter. Je me dépêche d'aller déposer le plateau dans le lave vaisselle et de remonter la voir. Quand nos regards se croisent, elle me sourit et me lance un "Merci pour la soupe".
- C'était avec plaisir.
- Tu ne vas pas à l'école ?
- Non , je vais rester avec toi.
- Je peux bien rester ici toute seule.
- Toute seule ? Non, je ne voudrais pas que tu tentes une nouvelle fois de te suicider.
L'expression de mon visage change. Au lieu de ce visage sévère j'affiche un visage triste.
- Kiara ne refait plus jamais ça ! Tu m'entends ? Tu ne peux pas imaginer la peur bleue que j'ai eu.
Je suis maintenant assis sur son lit et tous les deux nous nous regardons intensément.
- Kiara...je t'aime ! Déclarais je.

Elle me regarde et fait pivoter son regard sur mon visage et mes lèvres. Sans que je ne m'y attend elle m'embrasse.
Oui je suis surpris par son action mais , Qui suis je pour refuser un b****r à celle qui fait battre mon coeur ?
****
Pov Serena
Ce matin à l'arrêt de bus, elle n'était pas là.
Est ce qu'elle était malade ?
Non, si c'était le cas, elle l'aura prévenue.
Des heures se sont écoulées et toujours pas de nouvelle de Kiara. J'ai essayé de l'appeler pendant que le prof de littérature était absent. Mais , le bémol, je tombe sur sa messagerie. Je parcours la salle de mes yeux et n'aperçoit pas Darrell.
Est ce qu'ils étaient ensemble ?
Est ce qu'il c'est passé quelque chose ?
Je me posais mille et une question sans réponse.
À l'heure de la pause, je m'approche de Cooper pour savoir s'il avait des nouvelles de son ami et si celui-ci était avec Kiara.
- Salut Cooper. Dis je pendant qu'il discutait avec une blondasse au haut talon.
Lorsqu'il me voit planté là, il demande à l'extravagante de s'en aller. Ce qu'elle fait après lui avoir lancé des mots à l'oreille qui ont suscité un rire malicieux chez Cooper.
Elle part et il se concentre sur moi .
- Salut...euh , Selma , c'est ça ?
Selma et pourquoi Pascaline tant qu'on y est. Je n'y crois pas cela doit faire au moins sept ans qu'on est ensemble et monsieur ignore mon nom.
- C'est Serena pas Selma. Dis je la voix un tout petit peu empreint de colère.
- Tout doux , Sainte Marie. Déclare t il.
Mais pour qui se prend il pour me parler de la sorte ? Même si j'en étais une , il n'a pas le droit de me lancer ces mots. Je ne suis pas une Sainte encore plus la Sainte Marie. Je le regarde et mon œil gauche n'arrête pas de se fermer et de s'ouvrir.
- Tu ne vas pas rester là à me regarder avec ton oeil malade. Dis moi pourquoi t'es là.
J'inspire et j'expire pour me calmer. Essayant de ne pas lui lancer des mots pas très catholique.
- Parle au lieu de faire ta thérapie de comment respirer. On a tous fait des cours de sciences naturelles.
- Okay...c'était juste pour savoir si t'avais des nouvelles de Darrell et s'il était avec Kiara. Je tombe sur la messagerie de Kiara quand je l'appelle.
- Attend, si je capte des mots, tu es venu m'interrompre dans ma belle discussion avec cette belle chaudasse blonde parce que tu t'inquiètes pour ta meilleure amie.
- En gros c'est ça.
Il se rapproche de moi et se plante dans mes oreilles et me sussure ces mots :
- Tu vois ce long chemin ? Dit il en me montrant le chemin de la sortie.
Tu le prend, tu t'arrêtes devant le trottoir, tu verras des taxi défiler, tu en arrêtes un et tu lui demandes de te déposer chez Kiara. Quand il le fait, tu entres chez ton amie, tu lui demandes pourquoi elle n'était pas présente au cours d'aujourd'hui. Ne me fait plus jamais sortir l'excuse selon laquelle Darrell vit chez elle et alors même si c'est le cas , il n'est pas la baby-sitter de ton amie.
Il quitte l'emplacement de mon oreille et me souhaite une bonne journée avant de s'en aller avec un sourire gagnant. J'étais rouge de colère, c'était la première fois que quelqu'un me parlait de la sorte sans que je ne réagisse. J'essaie une nouvelle fois de me calmer.
Je termine mon déjeuner seule, assise sur une table sans Kiara.
Lionel s'approche de moi et me demande des nouvelles de mon ami mais je lui dis que j'en ai aucune idée mais qu'après les cours j'irais la voir. Il me dit qu'il voulait faire la même chose que moi , mais il avait quelque chose d'urgent à faire chez lui donc il passera plus tard chez Kiara. Il se lève et s'en va s'asseoir à la table des joueurs de son équipe.
On avait maintenant la matière que je détestais le plus au monde : le sport.
J'entre dans les vestiaires et enfile ma tenue de sport à ce qui paraît on avait comme activité le basketball.
Monsieur Robinson forme deux équipes de cinq joueurs mixte, c'est à dire que dans les groupes il y'avait aussi bien des filles que des garçons. Comme vous le savez, depuis ce matin la terre est contre moi et pourquoi justifier ce fait je me suis retrouvée dans la même équipe que Cooper. Quand le prof a dit mon nom pour me faire entrer dans l'équipe je me suis mise à repenser à la petite entrevue que nous avons eu à l'heure du déjeuner.
Quel c*n , il était ! Pour cette petite requête, monsieur se permet de me parler comme si je n'étais qu'une petite gamine.
****
J'étais pas si mauvaise dans ce sport. Après plusieurs instants à aller chercher la balle dans l'équipe adversaire, je l'attrape mais au moment où je voulais mettre un panier, mon capitaine se cherche de le faire. Lorsqu'il marque le prof siffle la fin du match et la fin du cours. Je me précipite avec colère vers Cooper pour lui demander pourquoi il ne m'avait pas laisser marquer.
- Pour qui te prends tu pour m'arranger la balle des mains. Il se retourne puisqu'il était de dos et me regarde avec sa hauteur
- C'est à moi que tu parles....
- Bien sûr tu vois d'autres personnes devant moi ?
- Écoute j'ai pas le temps pour parler avec toi... tu n'es pas mon genre. Si tu vois ce que je veux dire.
Courtney étant derrière lui, se met à rire et les autres se mettent à faire pareil.
J'eusse comme une poussée d'adrénaline, je n'arrivais pas à contrôler les battements de mon cœur et mes yeux commençaient à devenir lourd , trop lourd pour moi. Je m'apprête à lui rendre une gifle mais je m'évanouie devant lui.