Au petit matin, quand Merielle se réveilla, un instant lui fut nécessaire pour remettre ses idées en place. Puis tout lui revint, le corps près d’elle qui n’appartenait pas à Briss, son organisme meurtri comme s’il avait été soumis à un effort si intense qu’il en conservait le souvenir physique douloureux, mais aussi son esprit libéré d’un poids si lourd qu’elle pouvait enfin respirer sans être contrainte. — Et si nous rentrions ? demanda Tristan. Lentement, à regret, elle quitta la protection de ses bras. — Je ne retournerai pas là-bas… — Pourquoi ? À présent que ses pensées se précipitaient dans tous les sens, elle n’en décelait plus de véritable raison, mais mille autres se proposaient de la remplacer, même irrationnelles. — J’ai changé, Tristan, je ne veux plus de cette vie… — D


