La clairière sacrée, encore baignée par les vestiges de la lumière éclatante du Poignard de l’Aube, semblait vibrer d’une énergie nouvelle, comme si la terre elle-même reconnaissait le sacrifice de vérité que Susan Mayer avait offert. Susan, à bout de forces, était agenouillée près de l’autel de pierre, le poignard toujours planté dans la roche, sa lame scintillant faiblement sous les premiers rayons de l’aube. La cicatrice sur son poignet, vestige de la marque brisée, restait silencieuse, mais Susan sentait une chaleur douce émaner de son cœur, comme si l’acte qu’elle venait d’accomplir – offrir son amour sans condition pour les clans, pour Mike Delfino, pour Carlos Solis, pour Lynette Scavo – avait scellé quelque chose de plus grand qu’elle-même. Lynette, fidèle à son rôle d’ancrage, se


