PARTIE 46 MADINA CAMARA Les ambulanciers rentrent à ce moment. Ils m’éloignent de mon bébé et commencent à prendre soin d’elle. En moins de cinq minutes on se retrouve dans l’ambulance direction l’hôpital. Je prends la main de ma fille dans la mienne. On arrive à l'hôpital et ses incapables nous annoncent qu'ils n'ont pas assez de matériels pour s'occuper d'elle dans son état, qu'ils peuvent juste la maintenir en vie le temps qu'on l'amène à Dakar. À quoi pensent les dirigeants de ce pays ? Même un hôpital potable ils sont incapables d'en faire. Ce sont toujours les investisseurs privés comme moi qui ouvrent des cliniques offrant des soins optimaux à leurs patients. Vraiment je suis dépassée par tant de laisser aller. J'essaie de louer un avion privé mais on ne peut pas m'en fournir


