8.

1947 Mots

8.Géromée avait fini par essuyer ses yeux et, comme Fleur-d’Amour, elle avait pleine confiance dans le moine. Celui-ci justifiait assez bien cette confiance, du reste, par sa conduite des derniers jours, car il s’était montré, le jour de la bataille entre les archers et les ribauds, un chaud partisan du beau capitaine. Donc Géromée cheminait à son bras assez lestement par les rues encore désertes, en lui faisant mille questions sur le couvent des Nonnains, à la seule fin de distraire sa douleur. Le moine lui contait d’un air paternel la vie du couvent et lui disait que les nonnes se nourrissaient exclusivement de viandes et de confitures. Comme ils entraient clans la rue aux Ours, il lui dit : — Mon enfant, je suis un homme de Dieu, mais je ne suis pas sans péchés. — Ah ! je m’en dout

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