XII— Il fait un froid de canard sur cette dune ! Ange remonta le col de son blouson bleu marine. — Mais tu verrais ça, l’été ! répondit Jim. Tu peux tirer des bords et te faire un sacré plaisir sur une mer comme ça ! Il désigna un moutonnement au large. — Mais pas ici, hein ! Y a la barre d’Étel. Les courants sont changeants, les bancs de sable aussi. Un coup à y rester si tu méprises les indications du sémaphore. Tu le vois, là, en face ? — T’étais pas bien à Carnac ? Qu’est-ce que tu venais faire dans ce coin perdu ? Jim sourit. — À ton avis ? — Te rouler discrètement dans le sable avec une conquête ? — Quand la température est agréable et qu’il n’y a pas trop de vent, tu te carres entre deux vagues de sable et t’es bien ! Il n’y a personne. L’été, par ici, tu n’as pas d’endroit


