XIVElle n’a pas bien compris pourquoi. Il y a deux jours, le téléphone a sonné chez Michèle Penivo. C’était en fin de journée, à l’heure où l’on a enfin terminé de faire ses heures pour un emploi alimentaire. On a des factures à payer. Le plaisir n’est pas au rendez-vous. Elle était rentrée depuis une heure environ. La journée avait été harassante. Peut-être aussi parce que la retraite approchait enfin. Avec tous ces changements décidés par des gens que ça ne concernait pas autant qu’elle, elle se demandait un peu à quelle sauce elle serait mangée. Le travail avait changé. À force de modifications ne respectant pas le personnel, elle aspirait vraiment à ce qu’on lui dise de rester chez elle. Elle en avait assez d’être importunée au téléphone par des demandeurs compliqués et exigeants.


