Juste le lendemain du jour où ceux-ci quittèrent Pavlovsk, il se rendit chez le prince. Il était, en entrant, au courant des potins qui couraient en ville ; peut-être même avait-il contribué pour sa part à les propager. Le prince fut enchanté de le voir et mit tout de suite la conversation sur les Epantchine. Cette entrée en matière franche et directe délia la langue d’Eugène Pavlovitch et lui permit d’aller droit au fait. Le prince ignorait encore le départ des Epantchine. Cette nouvelle le consterna et le fit pâlir ; mais au bout d’une minute il secoua la tête d’un air troublé et songeur et convint que « c’était chose inévitable » ; puis il s’empressa de s’enquérir de « leur nouvelle résidence ». Pendant ce temps Eugène Pavlovitch l’observait avec attention ; il n’était pas peu surpris


