II Hippolyte s’était installé depuis déjà cinq jours dans la maison de Ptitsine. La séparation s’était arrangée assez naturellement, sans tiraillements ni brouille, entre le prince et lui ; non seulement ils n’avaient pas eu de discussion, mais encore ils donnaient l’impression de s’être quittés en bons termes. Gabriel Ardalionovitch lui-même, si hostile à l’égard d’Hippolyte dans la soirée que nous avons relatée, était allé lui rendre visite deux jours après l’événement ; il obéissait sans doute à une arrière-pensée qui lui était venue inopinément. Rogojine se mit aussi à fréquenter le malade, on ne sait trop pour quel motif. Au début, le prince avait pensé que le « pauvre garçon » trouverait lui-même avantage à déménager de chez lui. Mais, quand il changea de logis, Hippolyte souligna q


