– Je veux préciser un point, messieurs : la fréquence des famines dans le passé. Bien que je connaisse mal l’histoire, j’en ai moi aussi entendu parler. Mais il semble qu’il n’en ait pu être autrement. Lors de mon séjour dans les montagnes suisses, j’ai beaucoup admiré les ruines de vieux châteaux féodaux, perchés à flanc de montagne, sur des rocs abrupts et à une hauteur d’au moins une demi-verste 13 (c’est-à-dire plusieurs verstes en suivant les sentiers). On sait ce qu’est un château : un véritable massif de pierres. Cela représente un travail effroyable, inimaginable, travail qui, sans doute, a été exécuté par tous ces pauvres gens qu’étaient les vassaux. Ceux-ci étaient en outre astreints à acquitter toutes sortes de redevances et à entretenir le clergé. Comment trouvaient-ils


