—Oh! mon père, mon père, s›écria le jeune homme, si cependant vous pouviez vivre! —Si je vis, tout change; si je vis, l›intérêt se change en doute, la pitié en acharnement; si je vis, je ne suis plus qu›un homme qui a manqué à sa parole, qui a failli à ses engagements, je ne suis plus qu›un banqueroutier enfin. Si je meurs, au contraire, songes-y, Maximilien, mon cadavre n›est plus que celui d›un honnête homme malheureux. Vivant, mes meilleurs amis évitent ma maison; mort, Marseille tout entier me suit en pleurant jusqu›à ma dernière demeure; vivant, tu as honte de mon nom; mort, tu lèves la tête et tu dis: «—Je suis le fils de celui qui s’est tué, parce que, pour la première fois, il a été forcé de manquer à sa parole.» Le jeune homme poussa un gémissement, mais il parut résigné. C›éta


