Chapitre XII : Enfance Dans les jours qui suivent, Célia se montre sous son meilleur jour, agréable, disponible, souriante. Elle ne reparle pas du carnet malgré l'insistance de Marc. Elle le lit par petits morceaux, chaque soir avant de se coucher. Elle ne peut pas croire qu'on puisse la ressentir et la voir ainsi. Peu à peu elle prend conscience de sa maladie. Les autres ne sont pas comme elle. Ils n'entendent pas de petite voix la poussant à faire des choses inavouables. Ils ne se sentent pas invincibles, puis tout à coup faibles et fragiles. Mademoiselle Smith décortique sa vie, analyse ses sentiments, sa façon d'être. Célia pleure sur son oreiller, vaincue, sidérée par ce carnet-espion. L'infirmière la juge sévèrement vis à vis de Marc, et d'Eva. Elle voit tout, elle sait tout, c'est


