XXII À mesure qu’il se reprenait à la vie, le prince Saviloff s’attachait davantage à celle qui la lui avait rendue. À la passion enfiévrée qu’il avait éprouvée pour la comtesse de Creuil, succédait peu à peu dans son cœur, envers miss Rowan, un amour calme et sain. La présence de Maggy ensoleillait tout autour de lui, et quand elle l’avait quitté, il en gardait l’âme réconfortée et comme vivifiée à nouveau. La sympathie qu’elle lui avait inspirée tout d’abord n’avait fait que s’augmenter en pénétrant davantage cette nature si séduisante, où se montraient, sous une expression juvénile qui les rehaussait encore, toutes les grâces de la personne et de l’esprit. Il n’avait pas cherché à lutter contre le sentiment qui l’entraînait vers Maggy et s’y était livré tout entier. Les natures réservé


