II Lorsqu’il revint à lui, Maurice se trouvait entouré de plusieurs personnes de l’hôtel accourues à son secours. Une jeune ouvrière, tout récemment installée dans une chambre adjacente, avait entendu le cri perçant du poète, le bruit de sa chute ; et s’était empressée de donner l’alarme. Ce fut sur elle que tombèrent d’abord les regards de Maurice. La jeune fille était vêtue d’une simple robe de toile peinte, sur laquelle tranchait un tablier de couleur claire. Un petit bonnet de tulle, à rubans roses, dégageait son front et laissait voir ses cheveux en bandeaux. Son charmant visage était rouge encore de l’émotion qu’elle venait d’éprouver. Deux larmes tremblaient au bord de sa paupière. Nous sommes des gardes du commerce – Oh ! monsieur, dit-elle à Maurice, combien vous m’avez eff


