V Dernier coupGrâce aux conserves, au beau temps et à la volonté expresse du roi Casimir, l’avocat Georgeot, remis de ses fractures, galopait à dos de mulet, un mois après, sur une grande route, côte à côte avec sa majesté bénédictine, qui venait de visiter son autre abbaye de Saint-Martin de Nevers. Plus les relais voisins de la capitale disposaient le bon prince à la bonne humeur, plus l’embarras de Georgeot devenait visible. Il froissait timidement dans son gant une lettre timbrée de France qu’il venait de recevoir. De cette lettre naissait évidemment le silence inquiet et la contenance gênée de l’avocat. Le carrosse de madame de l’Hospital suivait les deux mules, et maître Georgeot n’avait que cet instant pour demander une grâce au roi. – Majesté rectissime, dit-il, en voyant Casimir


