-MES JAMBES!JE NE SENS PLUS MES JAMBES....criait Junior.
-Calmes toi Junior
-Suis je devenu un handicapé?MES JAMBES!
Tout le monde essayait de le consoler mais c'était peine perdue,le docteur a du lui injecter du somnifère pour qu'il s'endorme.
DANS LA PEAU DE CHEIKH
Oh mon Dieu venez nous en aide,c'est quoi ce malheur qui s'est abattu sur ma famille,pourtant je vivais une vie paisible,je croyais ne plus vivre dans la l'inquiétude et aujourd'hui je me trouve coincé entre quatres murs,surveillant mon neveu pour éviter qu'il comette l'irréparable,qui à cause d'un secret est devenu aujourd'hui handicapé,dans ces moments où il a perdu la capacité de ses jambes,il pourrait tenter de mettre fin à sa vie,on ne sait jamais,je serais là pour lui remonter le moral,que le destin peut être imprévisible.
C'est le bruit de la porte qui m'a fait sortir de mes pensées.
-Cheikh...c'était Aziz et Kiné qui venait de faire lzur apparition.
-Oui comment vous allez?
-Toi comment tu vas?....me demande Kiné.
-Comme tu peux le voir,mal au plus haut point,je ne m'imaginais pas tout cela,l'enfant que j'ai élevé pendant seize années couché dans un lit d'hôpital,ma femme anéantie,refusant de sortir de sa chambre,refusant même de manger depuis hier,mes autres enfants qui vivent dans l'insouciance,ma soeur meurtrie,les medias qui ne cessent que dire du mal de mon épouse,tout les mots ignobles sont dits à son égard "femme indigne,mauvaise mère,femme sans coeur" et moi dans tout ça,je commence à perdre le prestige que j'avais,je lutte contre l'abandon des enfants dans la rue alors que ma propre femme fait partit de ces mères qui abandonnent leurs enfants.
-Du courage,tout cela ne sera que souvenir,tout rentrera dans l'ordre inchalla....dit Aziz.
-Ne t'inquiète pas,je vais m'occuper de ta femme et de tes enfants....dit Kiné.
-Salam Aleykoum...dit Kabkr qui venait de faire son apparition.
-Aleykoum Salam....repondit t-on
-Des nouvelles de Daouda?
-Pas de nouvelles jusqu'a présent,il reste introuvable,je me fais beaucoup de soucis pour lui.
-Et Nafi?
-Comme tu peux l'imaginer,toujours entrain de pleurer,elle refuse même de manger,et Faty?
-Idem......dis je en me laissant assoir sur le canapé,dépassé par la circonstance.
-Tu dois être fatigué,rentres chez toi,je vais prendre le relais,avant tout Junior c'est mon fils vu que c'est l'enfant de mon épouse,Vas voir ta femme,elle doit avoir besoin de toi dans ces moments.
-Ne t'inquiète pas.......
-Je ne te demande pas ton avis hein....dit Kabir.
-Viens,on va te déposer,de ce fait on pourra voir Faty....proposa Aziz.
Narrateur Externe
Ainsi,ils sortirent,dehors,devant l'hôpital,une foule de journalistes attendaient Cheikh.
-Mr Diop,Mr Diop pouvez vous confirmer que votre épouse ait commise cet acte?Étiez vous au courant?S'il se trouve que oui,nous pourrons dire que vous avez deux faces,une face dévoilée et une face cachée.....dit une journaliste.
-Mr Diop ne peut pas répondre à vos questions....dit Aziz.
-Vous êtes contre l'abandon des enfants dans la rue,vous détestez ces femmes qui jettent leurs enfants,vous les traitez même de femmes sans coeur,alors pourquoi vous vous êtes marié avec elle sachant son passé noir?Quel homme voudrait se marier avec une telle femme?....dit une autre journaliste.
Cheikh ne pouvait plus se taire,il fallait mettre les points sur les (i) et les barres sur les (t).
-Je ne vous permet pas d'insulter mon épouse,ma vie privée reste ma vie privée,alors je n'ai aucune compte à vous rendre....dit Cheikh.
-Mr Diop,ne pensez vous pas qu'il n'est plus nécessaire de parler de vie privée vu que on connaît tout maintenant.
-Ma femme n'est pas comme les autres,elle est spéciale,une épouse irréprochable,une femme en or,j'ai vu des qualités en elle,vous ne pouvez pas savoir le pourquoi de mon mariage avec elle parce que le goût ça ne se discute pas,ma femme n'a pas abandonné son enfant parceque quand elle a su où était son enfant,elle ne restait pas plus d'une semaine sans aller le voir,ma femme est une merveilleuse mère..........dit il en prenant la porte alors les journalistes le suivaient.
Ils entrèrent dans la voiture et Aziz démarre.
Un silence total s'installa,Cheikh avait l'air ailleurs,comme s'il voulait dormir et ne plus se réveiller que de faire face à la réalité.
De l'autre côté,Ndella était dans sa chambre soucieuse,sa vie avait prit une autre tournure.
Elle faisait des vats et vients quand soudain elle sortit des vêtements dans son armoire,les enfila puis sortit,comme à l'accoutumée,personne n'est à la maison,sa mère,fermée dans sa chambre jusqu'à présent.
À peine qu'elle eut ouvert la porte pour sortir,elle tomba sur Rassoul.
-Où vas tu soeurette?
-Je sors prendre de l'air
-Je t'accompagne?
-Non ce n'est pas la peine,j'ai besoin d'être seule.
Tout à coup,sept journalistes firent leur apparition.
-Pouvons nous vous posez quelques questions Mr et mademoiselle Diop?
-...............
-Pouvez vous nous dire quelque chose concernant votre frère que malheureusement votre mère a abandonné?
-Je ne peux pas vous dire quelque chose à propos de ce sujet car ça c'est passé bien avant ma naissance,le passé de ma maman ne m'intéresse guère,juste vous faire savoir quelque chose,ma mère est une femme exemplaire que toute femme doit envier de par son bravour,sa gentillesse,son dévouement dans le problème de la société,combien de fois a t-elle construit des maisons pour les sinistrés des inondations,combien d'orphelinats a t- elle construit?Combien d'enfants a t- elle sauvé?Combien de femmes a t- elle secouru pour qu'elles ne commettent pas l'i*********e?Ma mère est juste spéciale,avec tout ce que je viens de vous citer,ne me dites pas qu'elle a osé abandonné son propre enfant sans raison valable,aujourd'hui je veux que tout soit clair,vous,vous parlez d'abandon mais moi non,je ne parle pas d'abandon,j'ai eu à parler avec mon père et il m'a fait savoir que ma mère ne restait plus d'une semaine sans aller voir Daouda,elle avait trouvé un emploi pour subvenir aux besoins de son fils et de la femme qui s'occupait de lui mais tout ça dans l'anonymat,pouvons nous parler d'abandon dans ce cas?Bien sûr que non......disait Ndella.
-Ma mère aime les enfants,elle ne supporte pas de voir un enfant souffrir et vous en êtes témoin,de par ses gestes sociales,ma mère s'est toujours occupé de Daouda même ne sachant même qu'il était son enfant,à vrai dire durant onze longues années ma mère était à la recherche de son enfant ne sachant où il était parce que la femme qui s'occupait de Daouda s'était enfuit avec lui sans traces,ni nouvelles......dit Rassoul.
-Connaissez vous votre demi frère?
-Oui et je ne peux pas vous en dire plus s'il vous plait.
Ainsi,ils s'en allèrent,Ndella entreprit de continuer sa route quand Rassoul la stoppa.
-Ne fais pas de bêtises,ok?
Sans dire aucun mot,elle continua sa route,où allait t- elle?
Après quelques minutes de marche,elle était déjà arrivé à destination,sur la plage,assise sur un rocher,à côté d'un homme,qui était ce garcon?
-Daouda!!!
-Que fais tu là?Comment le sais tu?
-Ne suis je pas ta super mignone amie,je sais tout les coins et recoins que tu peux fréquenter,je sais que quand tu vas mal,c'est ici que tu viens,pourquoi as tu décidé de sombrer dans un profond sommeil que de faire face à la réalité?Pourquoi fuis tu?En faisant cela,sais tu combien de personnes souffrent,te cherchent?
Oui,ce qui t'es arrivé est dure mais fais face et tourne la page,tu n'es pas le seul victime dans cette histoire,ma mère en est aussi une,et moi dans tout ça,tu penses que je ne souffre pas............Daouda je ne te l'ai jamais dit mais sais tu qu'en découvrant que tu es mon demi frère,mes rêves se sont envolés,Daouda je..........Je t'aime et je sais que maintenant cette relation reste incestueuse,notre relation est impossible.
-Et moi aussi dans tout ça,en découvrant ce secret,j'ai perdu une partie de moi,mes rêves se sont envolés comme un Phoenix,j'ai mal au plus profond de mon coeur,je ne sais plus à quoi penser,Je t'aime aussi Ndella et ça sera très difficile de t'oublier,comment un amour entre un homme et une femme n'ayant aucun lien parental peut changer pour devenir un amour entre frère et soeur?Dis le moi!!!
-Je ne sais pas,mais Daouda il faut que tu te lèves,tu t'es toujours montré fort alors pourquoi baisser les bras maintenant,ta mère souffre,ne la déteste pas,elle ne le mérite,écoutes sa version des faits,connaissant ma mère, elle n'ose pas faire du mal à son semblable,Ne la déteste pas.
-Je ne la déteste pas,J'ai juste besoin de temps,je voudrais m'en aller loin,très loin pour enfin revenir dans cinq ou six ans,j'avais envisagé d'aller poursuivre mes études à l'étranger et je pense que c'est le moment,ça va nous servir à tout les deux,comme on le dit souvent loin des yeux,loin du cœur,peut être que ce sera le cas pour nous.
-Tu.....veux....aller.....à....l'étranger?...disait Ndella tout en begayant comme si elle ne voulait pas que Daouda s'en aille.
-Je pense que c'est mieux pour tout le monde.....dit il en prenant Ndella dans ses bras.
De l'autre côté,Cheikh,Kabir et Kiné étaient déjà allé chez les Diop.
Ils s'étaient mis à frapper à la porte et comme d'habitude,Faty refusait d'ouvrir.
-Faty s'il te plait ais pitié de nous,ne penses tu pas à tes enfants,Ndella,Rassoul,Daouda,Khadija,Nabou,Junior,Ne penses tu pas à ton mari qui t'aime tant?....disait Kiné.
-Ma sainte parles nous s'il te plait,dis un seul mot....dit Cheikh.
-Il va falloir qu'on défonce la porte,Cheikh,let's go.
Après plusieurs tentatives,ils arrivent à ouvrir la porte,tel fut leur surprise quand ils virent Faty,allongée au sol inconsciente.
-Ma sainte!Ma sainte!....cria Cheikh
(..............................................)
Ils étaient à l'hôpital,dans le couloir,attendant le docteur qui n'a pas tardé à sortir.
-Docteur qu'est ce qui se passe?
-Elle va bien,elle est faible,il va falloir qu'elle mange,cherchez lui quelque chose de léger comme de la bouillie de mil.
-Alhamdoulila,On peut la voir?
-Oui
Ainsi,ils entrèrent dans la chambre d'hôpital.
-Bonjour mes dames et messieurs,comment allez vous?Je suis enceinte,regardez mon ventre!!!....disait Faty comme une folle,serait t-elle folle.
-Wouy Sama ndaye,ça ne peut pas être vrai,Faty regardes moi!...disait Kiné.
-Je ne m'appelle pas Faty mais Thioupinda,Ne m'appelle plus Faty,quel nom bizarre.
-Monsieur,votre nez est trop gros....disait Faty en grattant le nez de Cheikh.
-Monsieur vous êtes trop court comme une cannette de coca cola hahahaha....disait t-elle en faisant allusion à Aziz.
Cheikh lui était sous le choc,il ne pouvait piper mot,il se laissa tomber au sol,les mains sur la tête,les larmes aux yeux.
-Monsieur,pourquoi vous pleurez,Vous devez être content,je suis enceinte,arrêtez de pleurez,je vais chanter une berceuse à mon bébé Ayo néné néné touti touti néné,koumay nakhal sama néné.
Des tierces,des secondes,des heures,des jours et des mois passèrent.
Faty était toujours à l'hôpital psychiatrique,Comme à l'accoutumée,elle s'était mise à écrire dans un journal,personne n'osait s'approcher de ce journal,personne ne savait qu'est ce qu'elle avait écrit dans ce journal,même en dormant,elle serrait le journal très fort contre sa poitrine.
-Docteur,avez vous une fois lu son journal?....demanda Cheikh qui depuis l'internement de sa femme ne cesse de veiller sur elle,il ne se passe un seul jour où il ne vient pas la voir,la relation entre Cheikh et Faty montre une version parfaite de l'amour sans limites.
-Même en dormant,si on essaye d'arracher le journal de ses mains,elle se réveille subitement,Ce qu'elle écrit lui tient trop à coeur,parfois même,elle dit des mots tellement compréhensible que je me dis qu'elle est une folle lucide.
-MA FEMME N'EST PAS FOLLE,elle est juste malade.
-Je suis désolé Mr Diop,bon....je crois que je vais prendre congé,à tout à l'heure.
-Ok,à tout à l'heure
Ainsi,le docteur sortit laissant Cheikh seul,il souffla un bon coup avant de s'asseoir,on dirait un homme de 50 ans avec sa barbe mal soignée,depuis l'internement de sa femme,il ne prend plus de son corps.
Il commençait à fermer légèrement ses yeux pour trouver le sommeil quand Ndella fit son apparition.
-Papa!!!
-Hey ma fille
-Tu as l'air fatigué hein,tu devrais te reposer pour être en forme quand maman sera sur pieds et consciente,regardes comment tu es,on dirait un vieux de 60 ans,regardes ta tête,tes cheveux poussent abondamment,ta barbe de même,papa ressaisis toi,c'est pas la fin du monde quand même,depuis quand n'es tu pas allé au boulot?Depuis belle lurette je te signale,il y a des gens qui comptent sur toi,alors sois fort,ne laisses pas tout ce que tu as construit s'envoler,Je sais que tu souffres,personne sur cette terre ne peut supporter de voir une personne chère à ses yeux dans cet état mais que peut on y faire,C'est dur,moi aussi je souffre de la pire des manières mais j'essaye d'être forte pour toi,pour mes frères,mes soeurs,alors s'il te plaît,fais de même,Je sens au plus profond de mon coeur qu'un jour tout cela ne sera que souvenirs,maman se rétablira,Dieu est avec nous.
Sans qu'elle s'y attende,Cheikh se metta à verser des larmes.
-Pourquoi pleures tu Papa,toi aussi?
-Je pleure parceque je suis chanceux,je suis fière de toi ma fille,je rends grâce à Dieu pour m'avoir donner une fille comme toi.
Ainsi,ils s'enlacérent,une belle photo de famille,une version parfaite de l'amour sans limites entre un père et une fille.
C'est une voix qui leur fait savoir qu'il y a une personne dans la chambre.
-Salam Aleykoum
-Hey Daouda!!!
-Tonton Comment vous allez?
-Ah plutôt bien,on peut dire
-Et moi tu me demandes pas comment je me porte?
-Ah Si Soeurette,Mais avant tout,il faut que j'aille au chevet de ma mère pour lui faire plein de bisous,J'ai trop hâte qu'elle se rétablisse,qu'elle me prenne dans ses bras et que je lui dise je l'aime beaucoup,trop même,on ne pourrait mesurer mon amour pour elle.
-Ah C'est mignon....dit Cheikh
PS: Daouda a pardonné à sa mère depuis qu'il a su qu'elle était devenue folle.
FLASHBACK
Daouda venait de rentrer chez lui après six jours sans qu'on ne sait où il était.
-Alhamdoulila Rabil Alamine(Dieu soit loué),Mon fils,tu vas bien?Tu as mal quelque part?As tu mangé?....lui posait Kabir.
-Où était tu pendant ces six jours,as tu besoin de quelque chose?Tu es malade?....lui posait Nafi.
-Calmez vous,ne vous inquiétez pas,Je vais bien,Excusez moi pour mon sale comportement,ce n'est pas respectueux de partir des jours dans votre autorisation en vous laissant sans nouvelles,comprenez moi aussi j'avais besoin d'être seul pour enlever les points d'interrogations dans ma tête.
-Ne t'inquiète pas,on comprend,Viens,tu dois te reposer,tu dois être fatigué....dit Nafi.
-Ne vous inquiétez pas,et ma MÉ.....RE?
-Ta mère!!!....dit Kabir
-Oui maman Faty,Ça doit vous surprendre mais j'ai décidé de mettre un croix sur cette affaire et appliquer à la lettre les recommandations de maman Maréme,même si ce n'était pas pour elle,mon coeur refuse de la détester,même si c'est un jour,elle a une fois contribué à mon bonheur,en plus ma religion qu'est l'islam m'a appris une chose,C'est que la mère quelque soit son comportement,reste toujours une mère même si elle vend son coprs,boit de l'alcool,pour ne pas désobéir à mon seigneur,je ferais ce qu'il veut,inchalla,vers 15h,j'irai la voir et je ne vais même pas lui demander sa version des faits,à vrai dire son passé ne m'intéresse guère,c'est grâce à elle que je suis là maintenant,devant vous,alors je lui doit quand même respect,compassion,amour,prendre soin d'elle.
-Je suis émerveillé mon fils mais il se trouve que euh.........
-Il se trouve que quoi papa?
-..........
-.........
-Dites moi quelque chose à la fin?Est il arrivé quelque chose à ma mère?
-Euh....il se trouve que ta mère n'a plus toute sa tête avec elle.
-Comment ça,elle n'a plus toute sa tête avec elle?Parle moi avec une langue que je peux comprendre.
-Ta mère est devenue folle
"Ta mère est devenue follle-Ta mère est devenue folle-Ta mère est devenue folle"....Cette phrase bourdonnait dans ses oreilles tel le bruit des abeilles dans la ruche.
Sans dire un mot,il se laissa asseoir sur le canapé,les larmes coulant à flots.
-Tout cela est de ma faute,c'est à cause de moi qu'elle est devenue folle,Je ne me le pardonnerai jamais,jamais au plus grand jamais,tout cela est de ma faute.....disait il en larmes.
-Ne te culpabilise pas,Ce n'est pas de ta faute,c'est la volonté divine,cela devait arrivé et c'est arrivé....disait Kabir pour le consoler.
-Si c'est de ma faute,si je l'avais pardonné,tout cela n'aurait pas eut lieu,Pardonnez moi mon Dieu,j'ai causé du tort à ma propre mère,Dieggal ma Yalla sunu borom.
-Arrêtes s'il te plait,ce n'est pas de ta faute....disait Nafi.
-Où est ellle?Je veux la voir,emmenes moi la voir papa.
C'est ainsi qu'il se mette en route pour l'hôpital psychiatrique.
Arrivé,Daouda courut pour prendre dans ses bras sa mère quand derechef sa mère recula.
-Pourquoi veux tu te jeter comme ça sur moi?ne vois tu pas que je suis enceinte?Tu pourrais faire du mal à mon bébé,attention et shut ne fais pas de bruit,je vais lui chanter une berceuse pour qu'il s'endorme,écoutes Ayo néné,néné néné touti touti néné koumay nakhal sama néné.
-Maman c'est moi ton fils Daouda,tu me reconnais pas.
-Ah Si je te reconnais
-Tu me reconnais!!!Dieu soit loué
-Tu es hum HARRY POTER hum c'est ça,weah j'ai gagné,je suis forte en devinette hein.
FIN DU FLASHBACK
Il alla au chevet de sa mère,déposa plein de bisous sur sa joue et celle ci se réveilla.
-Hum gentil homme t'es venu,moi veux cholocat.
-hahaha ce n'est pas cholocat toi aussi mais chocolat,allez repetes CHO-CO-LAT.
-CHO-CO-LAT
-Très bien Madame
-Pas madame mais petite fille,Je ne suis pas une vielle,j'ai juste six ans.
-Ok gentille petite fille,voici ton chocolat.
-De rien
-Tu ne dois pas dire "De rien",tu dois dire "Merci"
-OK
-Je t'aime
-Toi aime moi?
-Toi et ton langage,c'est à mourir de rire,Oui moi aime toi.
Faty lâcha un sourire face à cette phrase,on dirait une folle lucide.
Daouda se déplace pour aller s'assoir avec Cheikh et Ndella tandis que Faty croquait à pleines dents son chocolat.
-Bon....j'ai une nouvelle à vous annoncer.
-Hum...lâcha Cheikh et Ndella
-Dans trois jours,je ne serais plus dans ce pays,je vous avais déjà parlé de ma volonté d'aller poursuivre mes études à l'étranger,bon...maintenant,tout est classé.
-Tu pars comme ça?....dit Cheikh
-Oui mon oncle,prends bien soin de ma mère et Ndella toi aussi.
-Ne t'inquiète surtout pas Daouda,j'espère qu'on se reverra avant ton départ.
-Bien sûr,Pour les deux jours qui reste,je serais ici pour profiter de ma mère.
-Tu vas me manquer....dit Ndella
-Moi aussi
(...............)
Les trois jours passèrent,Daouda était déjà arrivé en France.
Comme à l'accoutumée,Cheikh se rendait chaque matin à l'hôpital,aujourd'hui en venant après un retard,d'habitude il venait à 10h mais aujourd'hui il est venu à 12h,il remarque que la porte de la chambre d'hôpital de sa femme était fermé à clé,mais pourquoi as t-on fermé cette porte à clé?....se demandait il.
-Il y a une patiente qui s'est suicidé ce matin,on devrait renforcer les mesures de sécurité dans cet hôpital....disait une infirmière qui passait avec une de ses collègues.
Là,le coeur de Cheikh battait à cent à l'heure,une bouée de sueur l'envahit.
-Ah Mr Diop,Je vous attendait même,vous êtes en retard aujourd'hui.
-Où est ma femme?Dites moi que ce n'est pas vrai.
-De quoi vous parlez?Votre femme va bien,d'ailleurs,elle vous réserve une......,shut J'ai la langue trop rapide,entrez,elle vous attend.
-Hum
Ainsi,le docteur ouvrit la porte,Cheikh n'en croyait pas à ses yeux,"C'est très beau pour être vrai"...se disait il.
-Hayati
-MA-SAIN-TE