Épisode 2

1620 Mots
Cela faisait maintenant deux jours depuis que depuis la fameuse rencontre de Doudou avec les femmes détenues. « Je dois prendre mon courage à deux mains et me confesser,cette histoire commence à me tuer à petit feu,peut être que la confidence pourra noyer ma douleur » -Doudou tu penses à quoi?....lui demande son compagnon de cellule. -Ces temps ci je suis trop pensif -Qu’est ce qui te tracasse autant? -Tout me tracasse dans cette vie,je crois même que ma vie ne mérite pas d’être vécu Comment te raconter tout cela d’un trait Djibril ?Je n’y arriverai pas -Doudou,tu n’es pas obligé de me raconter ton histoire aujourd’hui même et je te force mais il faudra quand même qu’on jour tu te décides à parler,la confidence noit la douleur mon cher -Ma douleur est plus forte que moi et je ne vois pas ce qui peut l’atténuer -Tu es plus fort que ça Doudou,tu as été mon pilier depuis que je suis ici,tu m’as donné envie de vivre lorsque je n’en avais plus même si on se retrouve entre quatres murs,où est le Doudou que je connaissais,celui qui se disait toujours être maître de ses propres actes,celui qui me consolait quand tout allait mal,celui qui me disait toujours que l’on doit arrêter de se lamenter et ne pas se morfondre en passant à notre passé ? ou est ce Doudou qui m’a accueilli ici les bras ouvert,où est mon protecteur ? -Je suis toujours là Djibril,je suis le même....dit il avec une once de tristesse dans sa voix -Non tu n’es pas là,tu sais ce qu’on va faire,tu vas sortir tout ce qui est dans ton cœur maintenant même,je te le répète encore,la confidence noie la douleur,ça j’en sais quelque,depuis que je t’ai raconté mon histoire,je me sens soulagé et je regrette mon passé. -MOI JE NE REGRETTE RIEN -Calmes toi,d’accord,je t’en supplies -Tu veux connaître mon histoire ? -Oui je veux connaître ton histoire -D’accord,cette histoire tu l’entendras de tes oreilles,demain Doudou va se confesser -Oui c’est ça que je veux attendre -Merci pour tout -C’est mon devoir,maintenant allons y,c’est aujourd’hui la rencontre avec les femmes détenues,ça pourrait te faire du bien de parler avec eux. -On verra Ainsi,ils s’en vont rejoindre les autres,ainsi Doudou voit au loin un groupe de cinq femmes assises autour d’une table mais personne ne parlait,ils les rejoignit. -Bonjour.....dit il Elles ne répondent pas,silence radio,il était sur le point de partir quand l’une d’elle l’appelle -Bonjour,asseyez-vous -Merci,moi c’est Doudou -Nafi,enchantée -Tout le plaisir est pour moi -les filles vous ne saluez pas notre invité -Salut...dit elles sans aucun regard -Salut...dit vaguement Doudou -Voilà aujourd’hui c’est la journée des confessions,alors on va commencer par qui? -honneur aux dames....dit Doudou paniqué -Vous allez bien?....lui demande Nafi -Oui ça peut aller -Vous êtes sûr ? -Ne vous inquiétez pas -Waliya on commence par toi....dit Nafi -J’en suis pas capable -La confidence noie la douleur...lui dit Nafi -la confidence noie la douleur weh....dit Doudou tout bas -Ok vous avez raison,il est temps que je me confesse,Je m’appelle Waliya et je suis en prison parce que j’ai tué mon fils,oui ,je l'ai tué dès sa naissance. -Quoi!!! Waliya: Et oui c'est vrai,car je ne supportais pas de le voir,j'étais vierge et enceinte et le pire je ne savais pas qui était le père de cet enfant,le jour où le médecin m'a dit que j'étais enceinte,j'en croyais pas à mes oreilles,je lui ai répondu que je n'avais jamais eu de rapport s****l,il m'a dit que ce fléau était très fréquent ces jours ci et c'était causé par un jeu abusif qu'entretient l'homme et la femme,ça peut aussi arriver pendant une baignade en mer ou à la piscine,le faite aussi de porter les culottes ou serviettes d'un homme peut aussi être une cause. Quand mes parents ont su que j'étais enceinte,ils m'ont jetés hors de leur maison,j'étais sans abris et j'ai vécu mes neuf mois de maternité dans la rue,le jour où il est né,je ne supportais pas de voir son visage,il me rappelait beaucoup de choses et je ne saurais lui dire qui est son père quand il me le demandera,vous penserez certainement que je suis mauvaise mais en ces temps,c'était la rancune pour cette grossesse qui me rongeait mais aujourd'hui je regrette de l'avoir fait,j'aurais dû le garder,au moins j'aurais quelqu'un qui m'aime mais maintenant regardez moi,je n'ai personne,ni d'amies ni de famille,personne ne vient me rendre visite,je suis déjà morte pour tous(larmes) -Calmes toi ma puce,calmes toi,arrête de pleurer....lui dit Nafi Oumiya: Waliya,toi tu te moque de nous,tu sais ici tout le monde a des problèmes,toi tu as tué ton fils mais moi j'ai tué mes parents,la femme qui me servait de mère et l'homme qui me servait de père. -Quoi!!! Oumiya:Et oui je les ai tué car ils étaient mon pire cauchemar,on dirait que j'étais conçu pour de l'argent,figures toi que mon père et ma mère me forçait à vendre mon corps,oui j'étais leur marchandise,à seulement 18 ans j'étais la plus connue dans toutes les auberges,je couchais avec des hommes qui ont l'âge de mon père de gauche à droite,un jour il était à peine 21h j'étais dans ma chambre entrain de souffrir,j'avais très mal au bas ventre,mes parents,non je dirais même pas parents mais ceux qui me servent de parents,comment on peut vendre le corps de son propre enfant?ils sont venus et m'ont dit que y avait un client qui m'attendait à l'hôtel,je leur ai dis que j'avais mal mais ils s'en foutaient de ma douleur,ils ont commencé à me battre,j'en pouvais plus de cette vie,j'en avais marre alors le lendemain je me suis rendu dans le tiroir de mon père et j'y ai sorti un pistolet et je les ai tué sans remord. -Et pourquoi as tu décidé de les tuer plutôt que de les dénoncer à la police? Oumiya:La police!!!Ils sont tous des corrompus,j'ai beau les dénoncer mais ils ne restaient même pas un jour dans une cellule,les policiers qui sont censé nous protéger sont parfois les premiers à nous détruire,ils ne pensent qu'à l'argent,Aujourd'hui ma vie est f****e,que ferais je quand je sortirais de cette prison?Je n'ai personne,qui voudrais d'une meurtrière comme femme? -Calmes toi Oumiya,Calmes toi,arrête de pleurer,laisses tout entre les mains de Dieu,et toi Sophia qu'est ce que tu as fait pour te retrouver en prison? Sophia:Moi!!!Non je ne veux pas en Parler. -Ne t'inquiète pas,nous tous ici on a des problèmes,sors ce qui est dans ton coeur pour être délivrer de toutes contraintes. Sophia:J'ai tué mon père,oui l'homme qui me servait de père et pourquoi même ce nom,il ne mérite même pas que je l'appelle ainsi,c'est juste mon géniteur,il me dégoûte,Comment un père peut v****r sa propre fille? -Quoi!!! Sophia:Et oui j'étais la chose de mon père,il me violait à chaque fois que ma mère partait en voyage,j'étais devenu sa maîtresse,à seulement 20 ans je connaissais le s**e depuis longtemps à cause de lui,il me battait et me violait à plusieurs reprises. -Et ta mère,elle était au courant? Sophia: Oui,je lui en ai parlé un jour et elle m'a répondu que je ne devais en aucun cas en parler parce que ça allait semer un différend dans la famille,elle a préféré s'occuper du bien des autres que du bien de sa propre fille,elle ce qui l'importait c'était juste le luxe dans lequel elle vivait avec mon père,en aucun cas,elle ne voulait se séparer de mon père. Un jour j'en pouvais plus,il était 2h du matin,mon père est venu dans ma chambre,m'a demandé de me déshabiller,je l'ai fais,J'ai attendu jusqu'à ce qu'il se déshabille pour lui pointer un couteau au niveau de la poitrine et je le regrette pas parce qu'il a détruit ma vie(larmes) -Sacrée histoire,calmes toi Sophia. Aminata:Tu ne dois pas pleurer sa mort,il n'en vaut pas la peine,figurez vous que moi j'ai tué mon propre mari et ma soeur,je les ai trouvé dans mon propre lit,je leurs faisais confiance à un tel point que je les laissais ensemble dans la maison pour aller faire mon commerce à Dubaï,quand je les ai vu c'était comme si mon monde s'était arrêté,je n'en croyais pas à mes yeux,pour oublier ce calvaire,je les ai tué avec deux balles chacun et je le regrette pas,ils ont réveillés le démon qui était en moi et ils l'ont vu. -Sacrée histoire Aminata mais tu ne dois pas dire que tu ne regrette pas,sais tu que ôter la vie de son semblable c'est un grand péché,ce que tu dois faire maintenant c'est te repentir et demander pardon au tout puissant. Et toi Leïla t'as l'air silencieuse là,parles nous un peu de toi. Leïla:Moi!!!Ma vie n'a été qu'un champ de bataille,entre un mariage forcé et un époux v*****t qui ne cessait de me battre devant mon propre enfant,à chaque fois qu'il a un problème au travail,arrivé à la maison,il déverse toute sa colère sur moi,il me battait et d'ailleurs aussi ma fille,j'en pouvais plus de cette souffrance alors un jour,il était au dessus de moi entrain de me battre quand je passe ma main dans le tiroir et y sortit un couteau pour le lui pointer dans le dos et maintenant aujourd'hui me voilà coincée entre quatre murs sans voir ma fille alors que je n'ai qu'elle et elle aussi n'a que moi(larmes) -Calmes toi,un jour tout rentrera dans l'ordre -Sacrés histoires et toi Nafi ?....dit Doudou qui était tout au long de la narration silencieux -Je te laisse l’honneur Doudou -Non honneur aux dames -J’y arriverais pas...dit il paniqué Tout à coup,on entend les gardes crier ,la rencontre est terminée -Ton histoire,tu me l’a raconterais une autre fois...dit il à Doudou -Oui,si Dieu le veut,au revoir les filles Doudou arrivera t-il à se confesser ? A suivre
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