Dans ces réunions, où je commençais à me sentir moins gênée, on se plaisait à faire des promenades en barque, au clair de lune. Ces messieurs ramaient, chantaient ; c’était un plaisir aimable. Le comique obligé était toujours la peur de la cousine, qui, se taisant par bonté, et un peu par respect humain, trépignait sur le bord de notre calme rivière, tandis que nous nous amusions. Le temps volait. On se mit en devoir de transporter au chemin de fer Mlle Herminie, de plus en plus pressée, ses caisses et sa chatte. Minette ne parut point mécontente de son séjour chez moi, ce qui acheva de me gagner le cœur de sa paisible maîtresse. La bonne cousine me témoigna vraiment de l’amitié, et dans notre dernier tête-à-tête, tout ayant été dit sur la chatte, elle parla uniquement du neveu. « Si vou


