VII – NOUVELLES CONNAISSANCES. — PÉTROF. Mais le temps s’écoulait, et peu à peu je m’habituais à ma nouvelle vie ; les scènes que j’avais journellement devant les yeux ne m’affligeaient plus autant ; en un mot, la maison de force, ses habitants, ses mœurs, me laissaient indifférent. Se réconcilier avec cette vie était impossible, mais je devais l’accepter comme un fait inévitable. J’avais repoussé au plus profond de mon être toutes les inquiétudes qui me troublaient. Je n’errais plus dans la maison de force comme un perdu, et ne me laissais plus dominer par mon angoisse. La curiosité sauvage des forçats s’était émoussée : on ne me regardait plus avec une insolence aussi affectée qu’auparavant : j’étais devenu pour eux un indifférent, et j’en étais très-satisfait. Je me promenais dans la c


