IX – ISAÏ FOMITCH. — LE BAIN. — LE RÉCIT DE BAKLOUCHINE.-3

1332 Mots

— Eh ! me dis-je, elle a raison ! Quel bénéfice d’épouser un soldat, même un sous-officier ? — Allons, adieu, Louisa, Dieu te protège ! je n’ai pas le droit de te priver de ton bonheur. Et comment est-il de sa personne ? est-il joli ? — Non, il est âgé, et puis il a un long nez. — Elle pouffa même de rire. Je la quittai : Allons, ce n’était pas ma destinée, pensé-je. Le lendemain je passe près du magasin de Schultz (elle m’avait indiqué la rue où il demeurait). Je regarde par le vitrage : je vois un Allemand qui arrange une montre. — Quarante-cinq ans, un nez aquilin, des yeux bombés, un frac à collet droit, très-haut. Je crachai de mépris en le voyant : à ce moment-là, j’étais prêt à casser les vitres de sa devanture… À quoi bon ? pensais-je. Il n’y a plus rien à faire, c’est fini et bien

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