XXI

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XXI Jusqu’à midi j’ai attendu M. Obernin et j’avoue, sans rougir, que chaque bruit de pas dans mon escalier me serrait le cœur. Je ne crois pas être lâche, mais véritablement la situation était mauvaise : j’aimerais mieux attendre la mort dans d’autres conditions : je dis la mort, car je ne me serais certes pas défendu contre lui, et il aurait eu toute facilité de me tuer. À midi, l’espérance a commencé à me remonter un peu. Sans doute il ne viendrait pas. Mais pourquoi ? Je l’attends, je tremble. Je ne l’attends plus, je tremble encore. Enfin, ne le voyant pas arriver, je me suis décidé à aller chez Rozerotte. J’avais besoin de parler, de m’étourdir. Je ne pouvais plus rester chez moi, épiant derrière ma fenêtre les passants dans la rue, écoutant tous les bruits de la maison, incapab

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