XXIV

2232 Mots

XXIV Du mois d’avril, époque de la mort de M. Obernin, jusqu’au mois de septembre, je ne vis pas Honorine. Aussitôt après l’enterrement, elle s’était retirée avec sa mère et son fils dans sa propriété de Kirnec, où les convenances ne me permettaient pas de me présenter. Or, les convenances ayant toujours été sa règle suprême, je ne voulais pas, dans ces circonstances délicates, m’exposer à les blesser. Tout me faisait une loi de ne rien brusquer et de laisser le temps agir. Je ne pouvais la voir sans aborder la question de l’avenir, et je ne pouvais lui parler d’avenir alors qu’elle était encore en plein dans le passé douloureux. Elle n’eût pas voulu m’entendre, et moi-même je n’aurais pas osé m’expliquer franchement. Cependant je crus pouvoir lui écrire. Ma lettre ne fut que le dévelo

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