XXIX Il ne me manquait plus que cela pour compliquer ma situation : me voici jaloux de Rozerotte. En quittant Strasbourg au mois de novembre, je m’étais dit : Je laisse auprès d’Honorine un autre moi-même. Rozerotte devenu confident d’Honorine dominera la situation, car il a son secret ; il m’aidera, car il a vu mes douleurs, et il sait que cet amour est ma vie ; le sentiment de mon malheur l’inspirera, car il est mon parent, et comme tel, en dehors de toute autre, considération, il doit désirer pour moi un établissement avantageux. Eh bien ! je me trompais : Rozerotte, depuis mon départ, s’est conduit avec moi de telle façon que mes soupçons ont été éveillés. Il faut dire cependant qu’ils seraient probablement restés à l’état vague, comprimés au fond de mon cœur par ma confiance dans


