XXXII

2300 Mots

XXXII Deux mois s’écoulèrent sans que Rozerotte me donnât signe de vie. Quant à M. de Cheylus, il alla exprès pour moi à Paris, et la réponse qu’il me transmit fut tout à fait satisfaisante : il n’y avait qu’à prendre patience. Inquiet d’être sans nouvelles de Rozerotte, je résolus de voir moi-même Honorine et de faire encore une tentative : je lui écrivis donc que je me disposais à aller à Strasbourg et que je la priais de se trouver chez elle au jour que je lui fixai. Arrivé la veille de ce jour, je vis d’abord Rozerotte. Il me parut fort mal à son aise, mais il se remit bien vite et me dit qu’après mon départ, il avait beaucoup réfléchi à la promesse que je lui avais arrachée, et que la résolution à laquelle il s’était arrêté était de rompre toute relation avec madame Obernin. Sans d

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