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X Honorine m’aimait. Les scrupules et les remords de ma conscience furent emportés dans ce torrent de joie. Le mari, l’enfant, le père, la mère, j’avais pu m’inquiéter d’eux quand je ne me savais pas aimé, mais maintenant ? Ne nous faisons pas meilleurs que nous ne sommes, et soyons au moins sincères dans la confession : en balance avec ma passion, ils ne pesèrent pas plus qu’une plume. Ce n’était pas à comprimer et combattre cette passion qu’il fallait travailler désormais, mais à la faire triompher. Le temps n’était plus où je redoutais un tête-à-tête avec elle, toujours en garde contre moi-même, de peur qu’un mot, qu’un regard ne me jetât à ses pieds, – elle m’aimait. En posant ses lèvres sur mon front elle avait mis l’audace dans mon cœur. Je ne doutais plus de rien, et, en allant

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