XXIX L’homme à la culotte rouge Le 5 janvier 1757, – c’est-à-dire un peu plus d’une année après les évènements qui viennent d’être racontés, – il faisait un froid des plus rigoureux. C’était un mercredi. Un quidam, arrivé de la veille à Versailles par la voiture publique, et descendu à l’auberge du sieur Fortier, rue de Satory, fit prier l’aubergiste, vers onze heures du matin, de monter dans sa chambre. Le sieur Fortier était sorti ; ce fut sa femme qui se rendit au désir du voyageur. Elle le trouva encore couché. – Madame, lui dit-il, je vous prie de vouloir bien envoyer chercher un chirurgien. – Et pourquoi faire ? demanda-t-elle. – J’ai besoin d’être saigné. – Vous voulez plaisanter, mon cher monsieur. – Je n’ai pas du tout l’envie de plaisanter, répliqua-t-il. – Vous faire


