XXXII - Angoisses d’une favorite

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XXXII Angoisses d’une favorite Dès que la marquise de Pompadour avait appris l’attentat, son premier mouvement avait été de courir chez le roi. Elle en fut empêchée lorsqu’elle apprit qu’elle y avait été devancée par le Dauphin, par la reine et par Mesdames. Elle attendit alors qu’un ordre de Louis XV la fit appeler. Cet ordre ne venait pas, cet ordre ne devait pas venir. Pâle, plus pâle que de coutume, l’œil aux fenêtres, l’oreille aux portes, attentive au moindre bruit, la marquise de Pompadour, allant et venant dans sa chambre, ne dissimulait pas sa profonde anxiété. Auprès d’elle étaient accourus ses amis les plus fidèles : son frère, le marquis de Marigny ; l’abbé de Bernis, M. de Soubise, la duchesse de Brancas. Mais elle les voyait à peine, elle ne leur répondait que vagueme

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