Ce chien n’a pas compris que monter la garde ne se fait pas en accueillant joyeusement les étrangers. – Reste derrière chérie. Je lève les yeux au ciel. – Maman, on n’a plus de courant, il pleut à torrent, ce ne sont sans doute que des voisins ! – On ne sait jamais ! QUI EST LÀ ? hurle-t-elle. Je reste sur la première marche des escaliers, à droite de Maman en face de la porte d’entrée, avec ma propre lampe torche. – Jonathan Beresford ! Répond une voix étouffée par la pluie et la porte. Ma mère me lance un regard circonspect et je me raidis. J’ai dû mal comprendre. – Qu’est-ce qu’il fout ici ? chuchote ma mère. – Mais comment veux-tu que je sache ? je réponds de la même manière. – Mais va ouvrir ! – Mais baisse ton arme ! je réponds du tac au tac. J’ouvre les deux verrous pui


