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23 Lorsqu’il fit complètement nuit, je m’approchai de la gare. Le fait d’être seul me donnait une profonde impression de sécurité. Je pensais à ce qui se serait passé à l’instant même si, au lieu d’être seul, nous avions été dix, quinze ou vingt. Si encore mes camarades avaient accepté l’autorité de l’un de nous… Mais non, chacun donnait son avis, critiquait ce que proposait le voisin, refusait une chose sans raison, parce qu’elle ne lui plaisait pas, ou, au contraire, avait une idée, sans pouvoir dire pourquoi il avait cette idée plus qu’une autre. J’imaginai notre groupe s’approchant de cette gare. L’un aurait dit qu’il fallait s’arrêter, attendre, l’autre qu’il ne fallait pas prendre ce chemin, un troisième qu’après tout nous faisions une bêtise, un quatrième qu’il avait entendu du br

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