I Une matinée d’Horace WalpoleQuant à la personne d’Horace Walpole, sa taille était non seulement haute, mais encore, pour mieux dire, longue et mince à l’excès ; il avait la peau, et plus particulièrement celle des mains, d’une pâleur tout à fait maladive ; je parle de lui avant 1772. Ses yeux étaient remarquables par leur éclat, leur pénétration, leurs prunelles noires et leur vivacité. Sa voix n’était pas forte, mais d’un accent extrêmement agréable, et, si je puis m’exprimer ainsi, tout à fait comme il faut. Il entrait dans un appartement avec cet air de délicatesse affectée que la mode avait alors rendu presque naturel, son chapeau entre ses mains, comme s’il désirait le froisser, ou sous le bras, marchant les genoux pliés et sur la pointe des pieds, comme s’il avait peur de marcher


