12.Le père Jacob Isambart, marchand d’habits, rue Meslay, était parti de bonne heure, un matin. Une demi-douzaine de vieux habits reposaient sur son épaule ; il avait un cor de chasse en bandoulière et portait, de la main gauche, une paire de bottes qui avaient dû être vernies. Tout en levant de temps à autre le nez vers les fenêtres et faisant entendre son cri agaçant de : « Marchand d’habits ! », le juif arriva jusque sur le carreau du Temple, où chaque matin se tient la foire aux vieux galons. Une centaine de personnes se pressaient autour d’un monceau de haillons de toutes couleurs, destinés à passer par les enchères à l’amiable. Le père Jacob se faufila dans la foule. — Comment ! dit une voix, tandis qu’une main se posait sur son épaule, vous venez au carreau du Temple pour vendr


