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1022 Mots
*Bachir* Aujourd'hui je n'ai rien à faire mais ma mère va chercher Sherifa pour aller choisir sa robe. Y'a personne à la maison, je vais inviter mon bon poto Bouba, c'est mon ami depuis qu'on habitait au Mali. C'est un peulh comme moi mais il est Sangaré. Boubacar Sangaré. Ça fait un moment on s'est pas vu donc je l'appelle.    -"Allo ! Djo tu passes ?" Dis je   -"Ah ! Tchieu, ça fait un moment deh!"    -"Haha passes sahh" Je raccroche puis dix minutes plus tard on sonne. -"Wai Djo ! Ça fait depuis la" crie-t-il -"C'est la vie quoi, on vieillit" On s'installe dans la salle de jeux et c'est partit pour des heures de jeux. *Sherifa* Aujourd'hui je vais choisir ma robe. Aucune envie ? Je vous le jure. -"Bonjour ma chérie, ça va ?" Je secoue la tête, pas très convaincante. -"On y va" On s'installe dans sa Rang-Rover conduite par un chauffeur. -"Sherifa ?" -"Oui Madame" -"Tu sais..." hesite-t-elle "ce mariage demandera des changements..." Je lui fais face en arquant un sourcil. -"Comme madame ?" Elle hésite à parler mais se rattrape. -"Comme... ta garde de robe" Je sais que ce n'était pas ce qu'elle voulait dire et elle sait que je le sais. -"Ok madame" Elle sourie légèrement, elle a des fossettes comme son fils. -"Arrêtes de m'appeler madame, tu me vieillis et puis je serai bientôt ta belle mère..." Ayant compris que cet fait ne me réjouit pas elle s'excuse. -"Tu sais... je ne te demande qu'une seule chose: d'être forte, très forte" Ses mots me donnent la chair de poule. -"J'essayerai" soufflais-je. On s'arrête devant une boutique et on descend. -"Bonjour Elisa" nous accueille une femme très belle malgré ses rides. -"Bonjour Lalyé comment c'est ?" -"Bien. Alors c'est notre futur ?" Dit-elle en m'embrassant sur la joue. -"Ah way !" se vente presque Madame Ba. 'Ah way ! ? D'où elle connait ça la vieille ?' Un rire m'échappe quand j'entends leur discussion. -"Alors t'as notre robe ?" Demande Mme Ba. -"Évidemment" dit elle en se dirigeant vers une pièce au fond et on l'a suit "Ça n'a pas été facile deh" Elle sort un sachet blanc d'un armoire -"Des perles en diamant et en rubis" Elle retire la robe de l'intérieur et là une magnifique robe apparut. 'En quoi et en quoi ?' -"Chérie vas l'essayer" me dit Mme Lalyé en me poussant vers une cabine. 'Elles ont quoi avec leur chérie ?' Quand je sors, elles arrêtent tous mouvement et me fixent, la bouche entrouverte. -"Tu es MA-GNI-FIQUE" me complimente Mme Ba. Je me tourne vers un miroir. Je ne m'étais jamais sentit aussi... belle. La robe est juste parfaite, sur n'importe quelle fille. -"Mais je ne peux pas l'accepter" dis je à Mme Ba dont le sourire disparaît aussitôt. -"Pourquoi ?" -"Elle doit coûter... pfff des fortunes "dis je en rentrant dans la cabine "Une robe faite de diamant et de rubis n'est pas faite pour... un mariage comme celui ci" Je prends tout mon temps pour correctement plier la robe et la poser sur la table en face. -"Sherifa, s'il te plait. Au moins acceptes la comme cadeau de mariage" -"Non madame, je préfère une robe simple" Je fais un pas pour m'éloigner d'elle -"Peut être que si votre fils venait à prendre une... autre... femme... de son choix, elle la portera" Sur mes mots, elle s'assoie les larmes aux yeux. Je ne peux pas la voir pleurer, cela ne doit pas se faire. -"Madame ne pleurer pas, ce n'est qu'une robe et puis..." Essayais je de la consoler sachant très bien comment mes mots ont eu un effet affreux. -"Et puis rien. On te pourris la vie" me coupe-t-elle Je ne peux pas lui dire que non car c'est bien ce qu'ils font, ils me pourrissent la vie. Elle renifle et se lève. -"Lalyé t'as d'autres robes plus simples ?" Demande-t-elle avec une voix tremblante. Elle acquiesce en nous amenant vers un rayon de robe, toujours aussi magnifique. -"Maintenant tu as le choix" me dit Lalyé. -"Non je vous le laisse" dis je en allant m'assoir. Elles passent plus de cinq minutes à choisir. Au final, elles m'amènent trois robe et je les essaye toutes. -"Alors ?" Insiste Lalyé. Je me contente de garder le silence. -"On prendra celle ci" choisis Mme Ba. L'entente de sa voix me tira un sourire et quand elle le vit, elle me le rendit en toute blancheur. On se mît en route. -"Sherifa, je te demande pardon" dit elle en gardant le regard droit -"Pourquoi ?" -"De te forcer à te marier si jeune" Là nos regards se croisent enfin -"Tu me pardonnes ?" -"Je ne vous en ai jamais voulu" la rassurais je -"Mais... Comme tu n'as plus goût à rien" Un léger rire m'échappe, ce qui lui fait faire un regard interrogateur. -"Je déteste les mariages" Elle rie à son tour. -"Pourquoi ?" -"Juste trop fatiguant et trop bruyant" -"Ne t'inquiètes pas le vôtre sera très simple" -"Alors merci" Elle entame une discussion sur les genre d'habits que je devrai porter, jusqu'à notre arrivé. 'Vraiment Mme Ba parle. Iyeuh' À peine, je rentre que Samuel m'arrête. -"Tu t'es bien comportée ?" Il est saoul. -"Je ne suis pas comme toi" -"Tu es impolie pahtiii" Il marche vers moi mais l'alcool l'alourdir. Toujours saoul. Eh massa ! -"Mahm" me mis je à crier. -"Oui" me répond une petite voix. Elle se trouvait à l'escalier, recroquevillée sur elle. -"Il t'as encore battu hein ?" -"Non Sherifa" Trop tard, je descends les escaliers à une vitesse. Elle essaye de me retenir mais je ne peux pas laisser ce salop frapper ma mère sans rien faire. -"Pourquoi tu lèves tes sales mains sur elle ?" Lui criais je dessus mais il ne fesait que boire alors je pris la bouteille et la lance au sol. -"Tu penses que tu vas m'empêcher de la frapper, t'es qu'une pauvre petite" Et son coup entre en collision avec mon visage. Samuel ne m'a jamais battu avec la paume de la main et ça finissait toujours mal, pour moi. Quand je m'apprête à lui rendre son coup, ma mère m'arrête. -"Si tu le frappes tu seras danga" (Danga équivalent de Maudit) -"M'en fous" -"Tu arrêtes, ok ? Les femmes ne font pas ça" crie Mahm tellement fort que même Samuel reste figé. Elle ne prit par la main et me tire dans la cuisine. -"On s'en va..." Dis je en resserrant les poings. Ma mère partit chercher de quoi nettoyer mes plaies puis vint. -"Je veux partir mais je ne peux pas..." -"Si tu peux..." -"Sherifa toi même tu connais la société" Elle me prend dans ses bras après avoir finit de nettoyer mon visage. -"Un jour proche, très proche, je partirai définitivement" me chuchote-t-elle
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